09.12.2009

Tout faux !

Hier soir, concert au Grand Théâtre d'Aix en Provence.

 

Et pas des moindres : Aldo Ciccolini (pianiste) en personne ! Cela ne se loupe pas, car le Monsieur commence à avoir un certain âge pour ne pas dire un âge certain...Donc les places sont réservées, il n'y a plus qu'à.

 

aldo_ciccolini_2006.jpg
© Thierry Martinot

 

Manque de chance, le mardi je travaille (si je peux dire ça comme ça) et je termine trop tard pour pouvoir être à l'heure au concert.

Qu'à cela ne tienne, je déplace - avec son accord - la dernière élève à qui je remplacerai le cours un autre jour.

 

Je rentre donc à la maison à toute vitesse, l'Homme a été briefé pour arriver à l'heure et  commencer à faire chauffer le souper en m'attendant (ce qui consiste à allumer sous une casserole puis à mettre la table, choses encore à sa portée...) J'ai fait hier une quiche lorraine que le micro-ondes réchauffera en quelques minutes. Nous avons un quart d'heure pour manger, il faut ensuite filer sans traîner si on compte  garder une petite marge avant le début du concert (car la circulation à Aix en ces temps de fêtes peut s'avérer difficile).

 

Seulement voilà. Nous avons bien mangé en un quart d'heure au point que je vais garder la quiche trois jours sur l'estomac (je ne sais pas manger vite !) mais il a fallu que Madame se lave les dents avant de partir, se donne un coup de brosse dans les cheveux, aille faire son petit pipi (car elle déteste faire dans les lieux publics) etc...ce qui fait que le quart d'heure s'est transformé en vingt-cinq minutes...

Il nous reste une demie heure avant le début du concert et nous sommes encore à la maison (argh).

 

Inutile de dire que l'Homme n'a pas tout à fait respecté les limitations de vitesse sur l'autoroute (vite mais prudent). Par chance, la circulation dans Aix est fluide et nous attrapons pratiquement tous les feux verts. C'est bien, les Dieux sont avec nous.

 

Le parking est quasiment vide et nous pouvons nous garer près de la sortie piétons, tout est bon pour gagner la moindre minute.

 

Nous nous dirigeons d'un bon pas vers le Grand Théâtre lorsqu'au moment de descendre les marches nous conduisant vers les portes d'entrée, nous croisons un couple qui s'adresse à nous :

- " Vous allez au concert ? "

- " Oui ! (?) "

- " C'est inutile, le concert est annulé, Ciccolini est malade... mais allez voir pour vous faire expliquer les formalités de remboursement des billets "

 

Mince, tout ça pour ça !

 

Effectivement, le vieux Monsieur est bien fatigué, son médecin lui aurait conseillé de ne pas se déplacer. Dont acte.

La salle a bien tenté de prévenir tout le monde mais :

- ayant commandé les billets par Internet, je n'avais pas laissé mon numéro de téléphone

- je me suis servie d'une adresse mail "spéciale internet", dans G...le, adresse que je peux liquider en un clic sans état d'âme lorsque j'estimerai qu'elle reçoit décidément trop de pub

- je ne regarde pas souvent cette adresse mail et surtout pas hier ce qui fait que je n'ai pas pu prendre connaissance des deux mails informatifs du GT qu'elle contenait...

Rien à dire, c'est de ma faute.

 

Alors pour ne pas rester en rade, nous sommes aller faire une promenade sur le cours Mirabeau, histoire de profiter des illuminations. Bien sûr, j'avais enlevé le petit APN de mon sac à main avant de partir, me disant que de toute façon, les photos sont interdites au concert. Vous ne verrez donc pas les illuminations de la fontaine de la Rotonde (superbes !)

 

Tout faux sur toute la ligne.

 

 

Edit : et même faux pour la musique ci-dessus qui n'était pas celle que je voulais programmer !

C'est corrigé (il y a des jours comme ça...)

29.10.2009

Des pâtes, des pâtes...

 

oui mais des Panzani !

 

...Carbonelli...


Vous n'y êtes pas du tout !


Il s'agit d'un compositeur baroque italien dont on ne sait pas grand chose si ce n'est que les sonates pour violon enregistrées par Hélène Schmitt sont de toute beauté !

Enfin, je trouve...


Et cette musique colle bien à l'humeur nostalgique qui accompagne souvent l'automne.

 

 

arbre rouge.JPG

04.03.2009

Le prêtre roux

Le 04 mars 1678 naissait à Venise un enfant chétif et malingre

qui allait devenir l'un des compositeurs les plus écoutés de la planète dans les siècle à venir.


Tellement entendu,

tellement galvaudé,

tellement plagié,

tellement massacré,

mais tellement pétillant,

tellement vivant,

tellement génial

que cela vaut la peine de faire le vide dans son esprit

et de l'écouter comme si c'était la première fois.


Lui,

Antonio VIVALDI

 


Vidéo-clip Antonio Vivaldi The four seasons (spring - allegro)

03.02.2009

Nougaro

Dire que j'aime Nougaro serait peu dire !

J'aime la poésie de ses textes, leur subtilité, la délicatesse ou la force qui s'en dégage...

Mais j'aime surtout la voix de Nougaro.

Pas celle de ses vieux jours, avec son vibrato trop marqué, non la période que je préfère est celle de l'âge mûr du personnage.

C'est une voix chaude, sensuelle, enveloppante.

 

Difficile de choisir une chanson parmi ce répertoire fourni.

Ma tendance ira donc vers celle-ci que j'ai toujours aimé :


Le coq et la pendule

..." Qui trottinait sur son cadran
Du bout de ses talons aiguille "
... j'adore !

 

 

Le coq et la pendule

 

Dans une ferme du Poitou
Un coq aimait une pendule
Tous les goûts sont dans la nature...
D'ailleurs ce coq avait bon goût
Car la pendule était fort belle
Et son tictac si doux si doux
Que le temps ne pensait surtout
Qu'à passer son temps auprès d'elle

Dans une ferme du Poitou
Un coq aimait une pendule
De l'aube jusqu'au crépuscule
Et même la nuit comme un hibou
L'amour le rendant coqtambule
Des cocoricos plein le cou
Le coq rêvait à sa pendule
Du Poitou

Dans une ferme du Poitou
Un coq aimait une pendule
Ça faisait des conciliabules
Chez les cocottes en courroux
" Qu'est-ce que c'est que ce coq, ce cocktail
Ce drôle d'oiseau, ce vieux coucou
Qui nous méprise et qui ne nous
Donne jamais un petit coup dans l'aile ? "

Dans une ferme du Poitou
Un coq aimait une pendule
Ah, mesdames, vous parlez d'un jules !
Le voila qui chante à genoux
" O ma pendule je t'adore
Ah ! laisse-moi te faire la cour
Tu es ma poule aux heures d'or
Mon amour "

Dans une ferme du Poitou
Un coq aimait une pendule
Il est temps de venir à bout
De cette fable ridicule
De cette crête à testicules
Qui chante l'aurore à minuit
Il avance ou bien je recule
Se disait notre horlogerie

Qui trottinait sur son cadran
Du bout de ses talons aiguille
En écoutant son don juan
Lui seriner sa séguedille
Pour imaginer son trépas
Point n'est besoin d'être devin
La pendule sonne l'heure du repas
Coq au vin

Dans une ferme du Poitou
Un coq aimait une pendule...

31.12.2008

De circonstance

Le plus grand nombre d'entre vous fera la fête ce soir, histoire de bien se prendre une année de plus dans les gencives.

 

Si vous êtes en manque de musique d'ambiance, je viens de dégoter cette version du célèbre BRAZIL...(c'est bien Brazil pour mettre l'ambiance)

Elle vaut vraiment son pesant de cacahouettes comme on dit !

 

Je n'arrive pas à choisir ce que je préfère le plus :

les violons sirupeux...les choeurs avec vibrato d'enfer...le contre-chant du piccolo dans la deuxième partie... ??

 

 

Bon réveillon !!

24.12.2008

L'offrande musicale (fin)

Résumé de l'épisode 1 ici

De retour à Leipzig, piqué au vif de n'avoir pu improviser la fugue à 6 voix sur le thème proposé par le roi, Jean-Sébastien se met au travail sans tarder !

Et c'est ainsi que naît L'offrande musicale.

offrande.jpgJean-Sébastien Bach reprend le thema regium, thème royal, qu'il va modeler, retravailler en tous sens en fugues et canons, réalisant un véritable exercice de virtuosité d'écriture. Il laissera bien quelques portées vides, telles des énigmes ou rébus afin que le roi puisse lui même découvrir la solution.

Il prend grand plaisir et s'amuse beaucoup à écrire les différentes pièces. N'y a-t-il pas un peu d'orgueil dans tout cela,  Bach voulant témoigner à la Prusse son immense sens créatif et inventif ?

A 62 ans, à moitié aveugle - probablement la cataracte - , Bach n'a rien perdu de sa passion pour l'écriture et la composition. Bien au contraire, il s'y réfugie de plus en plus.

Il faut dire que les temps changent et son style n'a plus trop les faveurs du public : certes Bach est célèbre dans toute l'Allemagne, mais on trouve de plus en plus son écriture vieillotte et trop sérieuse. La mode veut du léger, une musique facile, qui fait appel à l'émotion plus qu'au cérébral, et le style galant pointe le bout de son nez. Les propres fils de Jean-Sébastien, particulièrement Johann Christian à Londres, répondent à ces nouveaux critères, ce qui déclenche le dédain paternel...

Bach prendra sur ces deniers pour faire imprimer et envoyer un exemplaire luxueusement relié au roi début juillet . Il aura fallu moins de deux mois pour composer l'offrande musicale ! C'est dire la passion, l'importance du challenge que cela représente pour lui.

Voici la dédicace qui accompagne le présent :

Je présente à Votre Majesté, dans la plus profonde soumission, une Offrande Musicale dont la partie la plus noble est de la main de Votre Majesté. C’est avec un respectueux plaisir que je me souviens aujourd’hui encore de la grâce royale toute particulière qu’il y a quelques temps, lors de mon séjour à Potsdam, Votre Majesté me voulut bien faire en daignant me jouer un thème de fugue et me demandant très-gracieusement de le traiter derechef en présence de Votre Majesté. Obéir à l’ordre de Votre Majesté était mon très-humble devoir, mais je remarquai bientôt que, en raison d’une préparation insuffisante, l’exécution ne pouvait être aussi réussie qu’un sujet aussi excellent le méritait. Je décidai alors de traiter de manière plus achevée ce thème vraiment royal et de le faire connaître ensuite au monde. J’ai maintenant accompli ce projet selon mon pouvoir, et je n’ai d’autre intention que le louable désir de magnifier, si peu que ce soit, la gloire d’un monarque dont chacun ne peut qu’admirer et vénérer la grandeur et la puissance, que ce soit dans les sciences de la guerre comme dans celle de la paix, c’est-à-dire aussi celle de la musique : Veuille Votre Majesté recevoir ce modeste travail d’un accueil gracieux et conserver Sa Grâce Royale à celui qui est, de Votre Majesté, le très-humble et très obéissant serviteur.

" Dans la plus profonde soumission" ...  il ne fallait pas que le roi se sente surpassé... !

 

En cette veille de Noël, voici mes cadeaux :

Ricercar a 3 - l'improvisation que fait Bach sur 3 voix devant Frédéric Le Grand (voix off façon pub " toi aussi, comme F II, cherche les endroits où le thème revient..." fin voix off)


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Parmi la suite de canons divers écrits sur le thème, celui-ci que j'aime énormément : Canon a 2 per Tonos (ascendenteque modulatione ascendat Gloria Regis (Puisse la Gloire du Roi s'élever comme cette modulation ascendante). Le violon expose le thème qui va être repris un ton plus haut à chaque fois telle une spirale ascendante. J'adore le thème du violon.


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Le fameux Ricercar a 6, celui que Bach n'a pas pu improviser mais travaillé tranquillement chez lui. Ricercar signifiant "recherche" met en relation plusieurs motifs tous en relation avec le thème royal.

Bach a fait l'acrostiche suivant sur le titre : Regis Issu Cantio Et Reliqua Canonica Arte Resoluta thème travaillé sur ordre du roi et dans l'art du contrepoint.

On peut dire que toute l'Offrande Musicale est résumée en ces termes...


podcast

Je vous laisse découvrir le reste. Le disque entier est sur Deezer http://www.deezer.com/track/2465537

 

Et si vous souhaitez l'acheter c'est encore mieux !

(cliquez sur l'image)

CD Offrande.jpg

(version 1995 - la même version a été rééditée en 2005)

Inutile de préciser qu'il ferait partie des quelques éléments emportés sur une île déserte !
J'y entends battre le coeur de Jean-Sébastien (rien que ça !)


22.12.2008

L'offrande musicale

- " Nous irons rendre visite à ton frère Carl Philipp Emmanuel au printemps prochain, dès que les routes seront moins mauvaises. Cela fait 10 ans qu'il est au service de Frédéric II et je dois dire que la vie musicale intense de la cour de Berlin m'intrigue un peu.  J'ai appris que le roi avait commandé plusieurs piano-forte au facteur Silbermann, tu sais, ces nouveaux instruments qui dit-on remplaceront un jour le clavecin... J'avoue, ma foi, que je serais très curieux d'en essayer un...Tu viendras avec moi car mes yeux me font défaut et tu sais que je ne vois plus guère, je serais incapable de faire seul un tel voyage  maintenant..."

C'est ainsi que le 7 mai 1747, Jean-Sébastien Bach débarque au château de Sans-Soucis résidence de Frédéric II de Prusse, accompagné de Wilhem Friedmann, son fils aîné.

A peine arrivé sur les lieux, celui que toute l'Allemagne nomme "le vieux Bach" (pour le dissocier de ses fils également musiciens) est appelé à se rendre immédiatement auprès du roi fort impatient de rencontrer quelqu'un de la trempe de Jean-Sébastien.

Frédéric II.jpgFils de Guillaume-Frédéric Ier appelé le "Roi Sergent", Frédéric II a réussi à braver les interdits imposés par son tyran de père - qui souhaitait en faire un monarque rustre et guerrier à son image - et n'a eu de cesse durant toute son enfance et adolescence de s'instruire en cachette (et donc non sans difficultés on s'en doute) des arts et des lettres de son temps.

Passioné de littérature, philosophie, des arts, particulièrement attaché à la culture française, la musique tient une grande place dans sa vie et à sa cour. Il joue de la flûte avec un maître attitré, le célèbre Quantz qui restera toute sa vie au service de Frédéric II.  Le roi compose et chaque jour de présence à  Sans-Soucis,  une séance musicale a lieu en fin d'après-midi, séance obligatoire pour tous.

En compagnie des nombreux et excellents musiciens qu'il emploie le roi  joue des oeuvres composées à son intention ou même celles qu'il écrit lui-même. De méchantes langues persiflent que Frédéric II est un piètre musicien qui en plus ne joue pas en rythme, mais il y a des jaloux partout...

Frédéric II.jpg

 

Quel choc de titans que cette rencontre entre Bach et Frédéric Le Grand !

L'un, musicien accompli, célèbre dans toute l'Allemagne du Nord, l'autre roi de Prusse...

Immédiatement une joute musicale se met en place. Frédéric veut tester le Maître, savoir s'il est aussi extraordinaire que ce que l'on dit.

Il propose un thème (petite phrase musicale) à Jean-Sébastien  lui demandant d'improviser dans l'instant une fugue à deux voix à partir ce thème.

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Évidemment, cela ne pose aucun problème à Bach qui s'exécute avec plaisir.

Le roi n'en reste pas là et demande maintenant une fugue à trois voix. Il en faut plus au génie de Bach pour rester sans voix...

Alors le roi demande maintenant une fugue à 6 voix !

Un murmure parcours l'assemblée. Bach va-t-il vraiment improviser là tout de suite une fugue à 6 voix ?

Mais le thème proposé par Frédéric II est délicat à traiter en improvisation à 6 voix... Jean-Sébastien décline l'exercice en expliquant que cela demande réflexion mais exécute une improvisation à 6 voix sur un autre thème de  sa composition. L'assemblée est stupéfaite et admirative, les applaudissements saluent cet exploit ! Oui Jean-Sébastien Bach est bien un immense musicien !!

 

à suivre...

 

26.11.2008

Cadeau pour la nuit

 


podcast

Selon la musique traditionnelle indienne (ragas) il est des musiques dites du soir et d'autres du matin.

Pour moi le clavecin reste infailliblement une musique du soir voire même des profondeurs de la nuit.

Ami de la nuit qui passe par ma route, reçois humblement cette pluie d'étoiles témoignage de ma mélancolie du moment.

21.11.2008

Le concert

wanderer.JPGGrand Théâtre d'Aix en Provence hier soir 20H30 : le trio Wanderer avec les deux trios de Schubert (op 99 et op 100).

Avouez qu'il ne fallait pas manquer ça malgré Kyle XY !

Nous arrivons juste à l'heure et le concert commence à 20H35 précises, tant pis pour les retardataires (mais cet auditorium flambant neuf a tout prévu pour les malpolis : on peut suivre le concert dans un pièce dont les vitres donnent sur la salle avec diffusion du son en direct...)

Les membres du trio arrivent, saluent, s'installent et je ne les trouve pas très souriants, même on dirait presque qu'ils font la tête...

La musique débute.

Bien.

Seulement voilà, il ne se passe rien. Dès les cinq premières minutes je pense à Kyle mon esprit a le plus grand mal à se concentrer sur la musique. L'exécution est impeccable, mais il manque le principal : l'esprit de Schubert. Et  du coup, sa musique devient d'un ennui considérable !

Je me dis que cela vient peut-être de moi (je suis contrariée je ne suis pas en forme) aussi je jette un coup d'oeil discret vers l'Homme qui se trouve assis à ma droite. Il se gratte le menton, essaie d'étendre ses jambes, bref il n'a pas l'air très concentré lui non plus...Sentence de sa part à la fin de l'opus 99 : " C'est bien mais la musique n'est pas habitée" . Et il trouve que les musiciens sont arrivés "fermés" lui aussi...

Entracte.

J'espère qu'ils vont faire un effort pour l'opus 100 sinon je les étripe pour venger Kyle

Et là, dès les premières notes, oui la magie opère enfin ! Le violoncelliste (Raphael Pidoux) qui était "absent" dans l'opus 99 se réveille enfin mais il faut dire que Schubert a écrit une partie de violoncelle extraordinaire dans l'opus 100 ! J'aime bien le son du violon et le pianiste a un toucher rond et délicat qui convient bien à cette musique. Le trio fait enfin corps et parle d'une seule voix. C'est comme si Schubert était là et nous parlait en direct à travers sa musique ! Mon Schu-schu, je t'adore !!!

Nous rentrons.

La Puce qui est dehors refuse de rentrer car il y a "quelque chose" dans l'olivier et cela la rend complètement dingue. C'est drôle car elle essaie bien de me faire comprendre qu'il y a une bête : elle miaule comme une folle, me regarde, regarde au sommet de l'arbre, monte dans l'arbre, descend, vient vers moi, se frotte, re miaule en regardant l'arbre remonte etc... Je ne vois rien.

Bon le petit jeu a assez duré, je suis fatiguée, je vais me coucher.

La Puce a passé la nuit dehors.

 

19.11.2008

J'aime pas Brel !

L'autre jour j'ai dit que je n'aimais pas le chanteur Jacques Brel mais avant de me faire lapider, trucider, égorger, décapiter et autre  joyeuseté de ce genre, je tiens à souligner que je reconnais que Brel est un vrai artiste-interprète, quelqu'un qui chante "avec ses tripes", un des piliers de la variété du XXe siècle.

Non ce qui me dérange - beaucoup - chez lui, c'est son problème avec les femmes.

Car dans quasiment toutes les chansons où il est question de femmes, celles-ci sont décrites comme de vraies garces qui quittent les hommes, les cocufient, ne s'intéressent pas à eux (sauf s'ils sont riches).

Pour étayer ce billet je me suis coltiné les textes de Brel et ils sont nombreux concernés par notre propos. Quelques-uns parmi tant d'autres en exemple :

Les amants de coeur, le prochain amour, Madeleine, Mathilde, le Gaz...

Le narrateur se présente souvent comme le "pauv' malheureux" qui vient de se faire plaquer par sa belle  et qui reste là, larmoyant, à se désespérer et à se faire plaindre. Soit les femmes sont trop belles pour lui, soit il n'est pas assez beau pour elles, soit elles sont parties avec le meilleur ami (tant qu'à faire hein...) Ça finit par me gonfler grave !

Le premier prix du larmoyant revenant inévitablement à Ne me quitte pas

Dernier couplet

Ne me quitte pas

Je ne vais plus pleurer

Je ne vais plus parler

Je me cacherai là

A te regarder

Danser et sourire

Et à t'écouter

Chanter et puis rire

Laisse-moi devenir

L'ombre de ton ombre


L'ombre de ta main

L'ombre de ton chien

Ne me quitte pas

Ne me quitte pas

Ne me quitte pas

Ne me quitte pas

Non mais quelle séccotine ce type ! Comment une femme pourrait-elle aimer une telle serpillière ! Non vraiment je ne comprends pas...

 

Bon comme tout ça file le bourdon, voici de quoi se remonter le moral.

Ne me quitte pas revu et corrigé par Muriel Robin ! J'adore !

 

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