04.07.2008
Le rossignol
Depuis que nous sommes dans cette maison, nous avons la chance chaque printemps de pouvoir profiter du chant d'un rossignol.
Enfin, une chance qui n'en est pas toujours une d'ailleurs car le rossignol est un oiseau qui chante essentiellement la nuit.
Oui oui toute la nuit quand les chats sont gris avec seulement quelques temps de repos. L'an dernier, le coupable devait être sur un arbre proche de la maison et probablement orienté vers la fenêtre de la chambre ce qui fait qu'on l'entendait parfaitement. Enfin surtout moi, parce que l'Homme dort comme une souche du sommeil du juste...
Le chant très puissant et mélodieux n'est jamais solitaire et si l'on écoute bien, il s'agit en fait d'un dialogue avec un rival confrère qui se trouve à la limite de son territoire.
Ceci est vrai pour grand nombre d'oiseaux (le dialogue). J'ai passé beaucoup de temps à les écouter, étudier leurs chants, tenter de comprendre leur univers en plus de les mater avec des jumelles.
Donc cette année encore, nous avons eu droit au rossignol discutant avec son compère tout en essayant de séduire madame rossignol. Puis en juin, les concerts nocturnes ont cessé et le rossignol est sorti de mes pensées.
Il y a quelques jours, je profitais de la fraîcheur - toute relative ! - du soir après l'arrosage, assise sur le banc du jardin tout en ayant le plus grand mal à ne pas me faire littéralement bouffer par les moustiques. Depuis quelques jours déjà j'entendais régulièrement un chant inconnu d'oiseau. Cela consistait en un tuuuiiiiiit puisssant suivi immédiatement d'un croassement style grenouille. Franchement c'était bizarre et je n'avais pas souvent entendu une telle chose.
Après observation discrète depuis mon banc - pan ! une grande tape sur la cuisse...raté... - je vis qu'il s'agissait bien d'un oiseau. Mais le jour tombant ne me permettait pas d'identifier celui-ci.
La Puce, couchée sur le banc à mes côtés, commençait à trouver ce chant un peu agaçant. D'autant que l'oiseau avait un comportement pour le moins surprenant : au lieu de fuir le chat, il semblait le provoquer ! Elle allait à un endroit, hop immédiatement il était sur l'arbre juste au-dessus de sa tête à crier son tuuuiiiiiit- grrrrrrrrrr visiblement à l'encontre du chat. De plus en plus énervée, La Puce grimpait dans l'olivier où l'oiseau se trouvait, hop, il se posait sur l'arbre juste en face tuuuiiiiiit- grrrrrrrrrr (pendant ce temps, je me frappais inlassablement...) ! Pas besoin d'être devin pour comprendre que l'oiseau protégeait quelque chose en détournant l'attention du prédateur. Mais jugeant dans l'instant que j'avais suffisamment donné de sang aux moustiques, je décidais promptement que l'heure de la retraite avait sonné.
Le lendemain je reprenais mon poste armé des jumelles indispensables. L'oiseau était bien là (les moustiques aussi) fidèle au rendez-vous, à faire son cirque et à chercher sa nourriture dans l'herbe fraîchement arrosée. Je constatais qu'il pourrait bien s'agir d'un rossignol mais ce type de chant était surprenant de sa part. Les jumelles me permirent de voir que la femelle nourrisait un petit pendant que le mâle surveillait le jardin. Je ne m'étais donc pas trompée. Je vis parfaitement le jeune dans un buisson et me dis que je ne donnerais pas cher de sa peau si La Puce le découvrait. Elle m'avait déjà apporté - à mon grand désespor - un bébé rouge-gorge quelques jours auparavant.
Mais ceci est une autre histoire...
PS: après vérification, il s'agit bien d'un rossignol et vous pourrez même entendre le tuuuiiiiiit- grrrrrrrrrr en cliquant sur le site Oiseaux à gauche et en tapant rossignol philomène.
07:30 Publié dans La vie des bêtes | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note | Tags : blog, oiseaux, rossignol, prédateur
19.05.2008
Ça faisait longtemps
Oui, ça faisait longtemps que je n'en avais pas vu...
Non pas que cela me manquait bien au contraire, moins j'en vois mieux je me porte !
Comme d'habitude c'est au moment ou l'on s'y attend le moins que cela arrive et la surprise fut donc totale. Immédiatement le dégoût et la peur s'emparèrent de moi et une pensée fugitive me traversa l'esprit : " que faire ?". Elle ne dura pas longtemps car je sais parfaitement que ce genre de situation se termine toujours de la même façon.
Je pris donc une grosse pierre se trouvant à portée de ma main et rapide comme Buzz l'éclair j'abattis la dite pierre sur la pauvre bête !
Avec une mauvaise conscience estompée par la peur me tenant au ventre et tout en appuyant fortement sur le galet, j'imprimai un mouvement de balancier avec celui-ci, histoire d'être certaine ne pas rater mon coup. J'entendis alors un craquement sinistre m'annonçant que ma terrible besogne avait réussie, et je retirai ma main de la pierre en tremblant légèrement. J'avais le souffle court, mon coeur battait rapidement et je n'étais pas fière de moi !
J'attendis quelques secondes sans trop savoir pourquoi ou plutôt si... parce que je n'étais pas pressée de revoir "la bête" ni ma mauvaise action. Mais je suis adulte et responsable de mes actes aussi je soulevai le galet avec beaucoup de précaution (on ne sait jamais) et ne pus que constater le décès avec tristesse et soulagement.
Je venais de croiser mon premier scorpion de l'année.
19:25 Publié dans La vie des bêtes | Lien permanent | Commentaires (16) | Envoyer cette note | Tags : blog, journal intime, scorpion, peur
29.02.2008
Les oiseaux (1)
En quittant la région parisienne, je ne connaissais rien aux oiseaux.
A part le merle dont le chant mélodieux et flûté illuminait tous mes printemps depuis fort longtemps, ainsi que les moineaux et pigeons, volatiles typiques de nos villes, je ne connaissais rien.
Notre premier déménagement en province nous fit atterrir dans une maison avec jardin en périphérie d'une ville. Ce fut pour moi la découverte d'un monde totalement inconnu et parallèle au notre : l'univers des oiseaux !
Munie de jumelles suffisamment puissantes, je passais des heures à les regarder. Ne sachant les reconnaître, nous avions acheté après bien des hésitations - afin de trouver celui qui convenait le mieux - un livre traitant du sujet. Celui-ci était cher mais très bien fait et je trouvais l'imagerie intéressante pour reconnaître les oiseaux.
C'est ainsi que je découvris les mésanges :
- la mésange charbonnière, la tigresse des mangeoires ! Ne fait pas de quartier et chasse sans pitié tous les passereaux qui voudraient manger avant elle (même les autres mésanges).
- la mésange bleue, plus petite, dont on croit qu'elle a les yeux bridés.
- la mésange huppée, encore plus petite et de loin ma préférée. Elle m'amuse beaucoup avec sa tête de pénitent (cagoule pointue); c'est une bavarde, elle gazouille inlassablement de branche en branche ! Je l'entends et la reconnais entre mille.
- la mésange à queue longue qui comme son nom l'indique est munie d'une queue...longue. Celle-ci ne se déplace qu'en bande et se régale dans nos jardins en hiver avant de remonter dans le grand Nord.
- la mésange nonnette, qui a l'air de porter le voile
Les mésanges communiquent plus par des sons que de par des chants. Pour moi, elles symboliseront toujours l'arrivée du printemps car c'est l'oiseau que j'entendais au sortir des hivers rigoureux de la Lorraine de mon enfance, à l'occasion des premiers bourgeonnements.
Je ne découvris pas que les mésanges, mais aussi de nombreux passereaux :
- le verdier, à la belle couleur vert et jaune
- le tarin des aulnes, petit oiseau capable de faire un chant (de crécelle) pendant des heures !
- le pinson, qui se nourrit principalement au sol où il marche en posant son pied "à plat" ce qui lui donne une drôle d'allure
- la fauvette (à tête noire) qui tous les matins passait d'arbre en arbre en chantant sa délicieuse petite ritournelle (toujours la même)
- le rouge-gorge, timide, qui ne fait guère le poids face aux mésanges mais dont le chant (timide aussi ) est mélodieux, presque nostalgique
- le chardonneret élégant, toujours en bande, magnifique oiseau très coloré
- le rougequeue, qui arrive dès les beaux jours et garantit que le printemps s'installe pour de bon
- la sitelle, véritable acrobate des troncs d'arbres, n'hésite pas à manger la tête en bas
- le rossignol, très discret par sa présence physique mais pas par son chant puissant qu'il est capable de lancer une nuit entière !
- le pic-vert et le pic épeiche, qui frappent les troncs à la recherche d'insectes derrière l'écorce et dont le cri d'alarme avertit tous les oiseaux
- le geai, très farouche, ne s'approchant pas trop de la maison
Et bien d'autres tels moineaux, gros bec casse-noyau (tout est dit !), tourterelles, merles, grives (c'est pas un peu fada les grives...?)
Régulièrement, une huppe fasciée s'arrêtait dans le jardin ou elle restait quelques jours à se refaire une santé avant de repartir dans sa migration. Dans la même idée, un pie-grièche écorcheur s'est arrêté un jour dans le figuier et a passé son temps à manger tous les bourdons qui passaient à porté de son bec mais je ne l'ai vu qu'une saison.
Et puis bien sûr, les pies et autres corneilles et corbeaux !
Il y a beaucoup à dire sur ces derniers, j'en ferai un billet prochainement.
En attendant, pour les personnes qui souhaiteraient découvrir les oiseaux dont j'ai parlé, voici un site magnifique qui vous renseignera avec précision. ICI
09:23 Publié dans La vie des bêtes | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : blog, oiseaux, passereaux
20.10.2007
Je l'ai revu...
Vous vous souvenez peut-être de l'épisode du scorpion dans la chambre. Si ce n'est pas le cas, vous pouvez vous rafraîchir la mémoire ici
Depuis ce jour je ne l'avais plus rencontré et par la force des choses, je m'étais résignée à l'idée de dormir à trois dans la chambre.
Mais un évènement fortuit allait me permettre de me trouver à nouveau face à lui.
Les rideaux du séjour sont partiellement décrochés de leur tringle depuis quelques temps déjà. Ne me demandez pas pourquoi c'est sans importance pour l'histoire.
Il faut savoir que je ne risque pas de monter sur une chaise ni même sur un escabeau pour les raccrocher étant donné la hauteur sous plafond du séjour. Non, il faut carrément la grande échelle.
Je décide donc hier qu'il est temps de faire un peu d'escalade afin de remettre les rideaux en place. Après avoir positionné l'échelle je commence courageusement mon ascension. Je dompte les anneaux récalcitrants et profite au passage de ma position élevée pour contempler la vue qui, par ce magnifique temps clair et ensoleillé, est enchanteresse.
Mes contemplations terminées, je m'apprête à descendre de mon perchoir lorsque quelque chose d'insolite attire soudain mon attention. J'aperçois à droite de la fenêtre quelque chose qui "pendouille" .
Pas de doute je le reconnais ! C'est lui ! Le scorpion !
Il est mort... il s'est pendu !!!!!
Je tends le cou pour essayer de comprendre la chose.
C'est démoniaque !
Non le petit scorpion ne s'est pas pendu, en fait il s'est empêtré dans des fils d'araignée. L'hôtesse de la toile ne s'est pas gênée pour en faire son festin la serviette autour du cou, affûtant ses couteaux avec une dextérité à faire pâlir Bruce Lee tout en chantant à tue-tête "c'est à boire qu'il nous faut !" (Si ! C'est vrai !).
Le pauvre animal quant à lui est complètement vidé de toute substance, il ne reste que la carapace...
Requiem in pace...
Moralité de l'histoire :
1 - je me félicite de ne pas faire le ménage trop souvent et saurai quoi répondre si par hasard l'Homme avait la mauvaise idée de m'en faire la remarque (ce qu'il ne fera pas; "pourquoi" ? comme dirait notre président... petit indice : "pas fou le bourdon" comprenne qui pourra...)
2 - je me demande si je ne vais pas finalement reprendre l'élevage d'araignée dans le séjour... ICI
3 - il s'en passe des choses la nuit dans cette maison...
13:30 Publié dans La vie des bêtes | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : blog, humour, araignée, scorpion
13.10.2007
Le sens du rythme
Incroyable comme ce perroquet a le sens du rythme, de la danse (très beau lancé de jambe n'est-il pas ?) et du chant (il est au point pour la starac LUI :-)) !!!
http://birdloversonly.blogspot.com/2007/09/may-i-have-thi...
16:51 Publié dans La vie des bêtes | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : humour, animaux, chant, danse
09.10.2007
Dans la chambre...
Ce matin beau temps oblige, je décide d'aérer la literie sur la fenêtre de la chambre (si j'ai le droit ! elle donne sur le jardin et cela ne gêne personne d'abord).
En ouvrant la fenêtre afin d'y poser la couette, j'aperçois une minuscule araignée (non je ne vais pas refaire le coup du billet sur l'araignée) la bébête donc est totalement immobile sur le rebord de la fenêtre.
D'accord elle est toute petite, mais je ne vais pas y mettre les doigts quand même !
Comme elle ne bouge pas du tout, je me demande si elle est vivante ou non (ces bestioles sont perfides, elles font semblant d'être mortes pour échapper à l'ennemi...). Je me dis que souffler dessus permettrait de la faire bouger et souffler, ça je sais bien faire.
Je souffle, et là je vois un truc brun clair bouger sur le rebord de la fenêtre, mais il ne s'agit pas du tout de l'araignée et c'est à l'intérieur de la chambre cette fois !
Cela a été fugace, mais il me semble avoir vu un petit scolopendre. Franchement entre le scolopendre et l'araignée, je me demande si je ne préfère pas encore l'araignée, parce qu'un jour, il y avait un énooooorme scolopendre sur le mur et là...hiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii (l'aspirateur d'un main tremblante etc...)
J'oublie totalement l'araignée et mon attention se porte donc sur ce nouveau danger qui se trouve dans la chambre. La bête court sur le rebord de la fenêtre puis tombe dans le vide... à mes pieds.
A cet instant mes yeux s'écarquillent d'horreur car je reconnais très distinctement la bête mais il ne s'agit pas d'un scolopendre, c'est...un scorpion !! Je n'ai pas le temps de réagir que celui-ci court se planquer sous la plinthe en bois derrière laquelle il disparaît.
Meeeeeeeeeeerde !!
Bon d'accord, ce n'est pas un gros scorpion mais un jeune (peut-être même un bébé) puisqu'il est brun, presque transparent et doit faire 2 centimètres, mais quand même...
Je l'imagine déjà cette nuit en train de danser la samba sur nos pieds, pire sur la tête...non merci !!
Dans un premier temps, je pense bien démonter la plinthe non sans avoir préparé l'artillerie lourde pour venir à bout de La Bête - ceux qui ont déjà essayé d'écraser un scorpion comprendront de quoi je parle -, mais je me rends vite à l'évidence qu'il se planquera dans l'espace entre le carrelage et le mur avant que je n'ai le temps de faire quoi que ce soit.
Non. Je vais changer de méthode.
Je prépare un verre et un couteau : le couteau - nan, pas pour le faire cuire à la broche - c'est pour le faire sortir de dessous la plinthe, le verre pour le coincer une fois sorti. Après...ben après on verra...
Me voilà à quatre pattes devant ma plinthe, le couteau entre les dents (ou presque) le verre prêt à sauter sur La Bête.
Arrive La Puce.
Noooooooooonnn...elle va encore me faire un shampooing et c'est vraiment pas le moment !
[faire un shampooing = me filer des baffes très rapidement dans les cheveux avec ses pattes avant (sans faire les griffes quand même) quand j'ai la tête au niveau du sol. C'est radical, elle fait ça à chaque fois... pour montrer sa supériorité ? Parce qu'elle n'aime pas ma coiffure ? Parce que mes cheveux l'énervent ? Je ne sais pas, mais c'est !]
Je prends La Puce (avant le début du shampooing) la mets dehors (elle râle) puis ferme la porte.
De retour devant la plinthe, je regarde fébrilement autour de moi pour voir si le scorpion n'a pas profité de la diversion pour filer à l'anglaise...
Rien, je ne vois rien.
Il faut bien se faire une raison qu'il a trouvé la planque idéale et n'est pas prêt de sortir ! J'aurai beau lui faire la danse des sept voiles, il ne bougera pas !
Bon, il ne me reste plus qu'à faire un gros travail mental pour réussir à m'endormir ce soir en sachant qu'un scorpion est dans la chambre...
09:30 Publié dans La vie des bêtes | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note | Tags : humour, animal, blog, journal intime, scorpion, araignée
28.09.2007
Les yeux dans les yeux
J'ai habité Lyon dans ma vie étudiante. Au passage, j'adore cette ville à laquelle je trouve une grande harmonie, enfin je parle de ça il y a plus de 20 ans. Maintenant, je crois que la circulation y est devenue assez épique et le tramway n'arrange rien...Mais c'est un autre débat.
Le parc de la Tête d'Or sert de poumon à Lyon.
Le parc, sa roseraie, ses serres magnifiques et sa célèbre ménagerie...
Il y avait un éléphant qui ne cessait de se balancer d'un pied sur l'autre. Venant probablement d'un cirque, le moins qu'on puisse dire est qu'il avait été marqué à vie par son dressage. Les enfants jetaient des cacahuètes ou des quignons de pain. Les pauvres éléphants prenaient parfois le risque de tomber dans le fossé lorsqu'ils se mettaient à genoux pour tenter de récupérer du bout de la trompe l'objet convoité.
Il y avait les girafes qui faisaient parfois des petits, enfin si on peut considérer "petit" une girafe :-)
Il y avait le vivarium et ses serpents qui dormaient la plupart du temps.
Et puis et puis ...il y avait... les tigres !
Je ne manquais jamais d'aller les voir tellement je trouve cet animal royal. C'est LUI qu'on aurait du qualifier de cet adjectif "royal" et non pas le lion...
Bref, ce jour-là j'étais donc face à la cage dans laquelle un superbe tigre faisait nerveusement les cents pas le long de ses grilles. J'étais fascinée par sa beauté, la souplesse de ses pattes, le bel équilibre de son corps et surtout sa prestance. A-t-il senti que quelqu'un restait là plus que de coutume ? Soudain il s'est arrêté pile et m'a regardée droit dans les yeux.
J'ai été comme foudroyée !
Le regard franc, direct, j'ai vraiment senti une présence. Je ne bougeais pas, lui non plus et nous nous sommes regardés quelques secondes qui m'ont paru interminables. J'avais l'impression d'être entrée en contact avec lui et pourtant j'aurai donné cher pour savoir à quoi il pensait (non ! pas une saucisse sur pattes...).
Et puis il a repris sa ronde interminable et ne m'a plus jamais regardée. J'avais mal au coeur de le voir enfermé dans un si petit enclos, c'est tout juste si je ne sentais pas sa colère.
Ce jour-là, je suis rentrée un peu différente à la maison : j'avais plongé le bleu de mes yeux dans l'or de ceux d'un tigre.
La photo présentée est prise ici
21:00 Publié dans La vie des bêtes | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : blabla de filles, blog, tigre, humeur
21.09.2007
Un monstre au salon
J'étais dans mon séjour vautrée dans le canapé, probablement à révasser à je ne sais quelle niaiserie lorsque soudain...(quel suspens...) je distingue une araignée au plafond (attention aux commentaires hein...).
Oui il y avait bien une petite araignée dans l'angle du plafond.
Bon généralement, je n'aime pas trop ce genre de bestiole, mais là c'était une araignée genre "faucheux" (petit corps grandes pattes) et celles-ci me rebuttent moins que les autres (gros corps -noir de préférence- et grandes pattes -velues de préférence-).
Bah...une araignée n'a jamais fait de mal à personne, surtout lorsqu'elle est au plafond (on se tait !)
Donc miss araignée a continué sa vie tranquillement et moi la mienne.
Je la surveillais quand même discrètement du coin de l'oeil et pouvais constater qu'elle grossissait à vue d'oeil. Faut dire que la nourriture ne manquait pas ! Les grosses mouches noires à la recherche d'un peu de chaleur en cette fin d'automne faisaient un bien mauvais choix en venant s'installer dans le séjour.
Seulement voilà, il m'arrive de faire le ménage de temps en temps (hum...seulement de temps en temps je l'avoue) et j'ai découvert le vide-ordure de la miss araignée, chose peu plaisante dans un séjour, chacun pourra en convenir...
Exactement à l'aplomb de l'araignée se trouvait sur le parquet un immondice de détritus fait d'ailes de mouches, de pattes et poils en tout genre, de cuisse de poulet (euh...non peut-être pas les cuisses de poulet finalement...).
BERK !!!!
Je l'avoue, j'ai parfois des idées étranges (sisi). Je me suis demandée à quoi ressemblait la miss araignée si je la regardais aux jumelles (je vous avais prévenu...)
J'ai donc pris les jumelles et...j'ai découvert un véritable monstre !!! 
Re BERK et surtout sauve qui peut...
J'ai donc jugé qu'il était temps de mettre fin à cette belle amitié et l'aspirateur y a été de sa petit chanson mélodieuse (au passage j'ai aussi enlevé le détritus hein...)
Bon il faudra que je trouve une nouvelle astuce pour les mouches maintenant.

18:00 Publié dans La vie des bêtes | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
19.09.2007
Le fossoyeur du cône
Je ne tarde pas à comprendre le pourquoi de toute cette mise en scène.
Une fourmi imprudente vient à passer par là. Incroyable mais vrai, je vois les pinces se planquer un plus plus en profondeur dans le fond du trou. Ce qui devait arriver arrive (ben oui, "il" s'est pas donné tout ce mal pour rien quand même) crac ! La fourmi glisse dans le cône-cratère.
Avec la vitesse de l'éclair, les pinces s'emparent de la pauvre fourmi qui n'a pas le temps de dire ouf et se retrouve happée sous terre où je n'ose imaginer sa triste fin... J'ignorais jusqu'à ce jour l'existence des fourmillions et de leurs larves.Si vous voulez plus en savoir sur eux, c'est ici
19:55 Publié dans La vie des bêtes | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note




