02.11.2009
En octobre
| Voici mes requêtes d'octobre. Que du soft comme d'habitude, avec toujours du déjanté, j'aime bien.
ginette neveu : à nouveau d'actualité grâce à Cerdan | |
| cours sur vdd : non, je me contente de les piquer
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| ancêtre péage routier : heu...je crois que c'est moi celui-ci... :-))
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| cartes virtuelles bisounours : passe ton chemin, il n'y en a pas ici
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| dentiste dévitalisation instrument cassé : bon courage et toutes mes condoléances
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| deroulement d'une mammo : tu respires, tu souffles
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| ginette neveu stradivarius : c'est ICI
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| infirmiere sadique seringue : ça doit bien exister non ??
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| mon amie la rose : est déjà morte ce soir
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| oser pipi timide : ose, ose !
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| sur quelle chaine kyle xy : fini, terminé, out le beau Kyle !
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| tableau marilyn monroe reveille tableau : moi y en a pas comprendre
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| texte joyeux anniversaire 50 ans : sûrement pas ici...
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| visite chez le neurologue : bonjour, cinquante euros, au revoir
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| élevage du tarin des aulnes : bof, ça chante pas super les tarins |
08:00 Publié dans De tout de rien | Lien permanent | Commentaires (13) | Envoyer cette note | Tags : blog, requêtes, google, babillages profonds
08.10.2009
Etourdis
Extrait de la revue La lettre du musicien :
Vienne. Une violoniste japonaise âgée de 18 ans a oublié dans le métro de Vienne un violon vieux de plus de deux siècles (estimé à 60 000 €), fabriqué par le luthier Antonio Gragnani en 1792. Un comble, l'incident s'est produit début août, mais la jeune femme (très) étourdie n'a songé à déclarer cette perte que début septembre !.
Je sais bien qu'il est facile de dire " fontaine je ne boirai pas de ton eau ! " , mais franchement, je crois qu'il y a peu de chance qu'une telle chose ne m'arrive ! Depuis que je fais de la musique j'ai développé une sorte de 6e sens toujours en éveil sur l'endroit où se trouve mon instrument, particulièrement lors de mes déplacements.
Si on analyse ce fait divers, on devine que cette jeune fille - qui à 18 ans à peine est déjà propriétaire d'un instrument à faire baver d'envie des professionnels avertis qui ne pourront jamais se le payer - ne doit pas être originaire d'une famille pauvre. Le fait qu'elle oublie son biniou dans le métro lui donne même un côté enfant-gâtée un peu désagréable.
Mais me direz-vous, certains élèves ou jeunes artistes très doués bénéficient parfois d'instruments prêtés par de riches propriétaires. Ne rêvons pas, ces propriétaires sont en général des banques, non des particuliers souhaitant que le Stradivarius retrouvé au grenier de l'arrière grand-père ne reprenne vie (mais cela arrive).
Donc si c'était le cas, cette jeune fille ne mérite pas qu'on lui prête un tel instrument. D'abord parce qu'elle agit avec beaucoup de légèreté car une personne à qui l'on confie un instrument de valeur est reconnaissante et très regardante à faire en sorte qu'il n'arrive rien de fâcheux à l'instrument. Notons également qu'en dehors de toute considération pécunière, le musicien entretien un lien très fort avec son instrument. Ensuite parce que ne déclarant la perte de l'instrument qu'un mois après, on peut se demander avec quelle régularité cette jeune fille travaille ?! Je rappelle qu'il n'y a jamais de vacances pour le musicien (surtout pas à 18 ans).
New York. En août, un violoniste coréen Hann Bin de 22 ans, a oublié dans un taxi new-yorkais son violon " Pressenda" de 1825 estimé à un demi-million de dollars. Dès qu'il s'en est aperçu, il a alerté la police. Le chauffeur de taxi a retrouvé l'instrument dans sa voiture. Commentaire du responsable de la compagnie de taxis : " On pourrait constituer un petit orchestre avec les instruments oubliés dans les taxis".
Sans commentaires...
11:00 Publié dans De tout de rien | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note | Tags : blog, de tout de rien, violon, oubli, prêt
30.09.2009
Ça c'est Marseille !
On peut dire que l'incident de cet ETE m'aura fait vivre un certain nombre de péripécies !
Voici la dernière en date, elle se déroule à Marseille et je ne résiste pas au plaisir de vous la raconter tant on se croirait tout droit sorti d'un livre de Pagnol.
Mon mari et moi sortons de la consultation avec un neurochirurgien d'une clinique de Marseille.
Il est 11H30 et la ville s'est bien chargée côté circulation. Il faut dire que l'heure coïncide avec la sortie des classes bien que nous soyons samedi. Nous sommes dans une rue vraiment peu large au point que deux voitures passent à peine de front, rue qui porte néanmoins pompeusement le nom d'avenue. Mais nous sommes à Marseille, la sardine, le port, tout ça...
Notre voiture est arrêtée à un feu rouge derrière deux autres véhicules. Le feu passe au vert mais la première voiture ne démarre pas. C'est un papy, une tête maure est collée à l'arrière de sa voiture ("gardarem lou Larzac" ah non, zut, je me trompe de slogan) je ne sais pas ce qu'il attend mais il a coupé le moteur et ne compte pas du tout démarrer. La voiture qui le suit (et qui nous précède donc, un point pour ceux qui suivent) une dame dans un gros 4X4 commence à klaxonner nerveusement. Bien, jusqu'ici, rien ne permet de dissocier cette scène d'une autre région de France (quoique, le moteur coupé au feu, il faut oser...).
Le papy dont la vitre est ouverte fait un geste avec la main voulant dire " causes toujours tu m'intéresses" sans la moindre envie de bouger. Le feu passe au rouge.
Je ne peux pas trop regarder l'Homme, sanglée que je suis dans la minerve que je porte systématiquement en voiture avec lui. Je lance de façon laconique :
- " Je crois qu'on n'est pas prêt de passer..."
Le feu passe au vert. Papy ne bouge pas. La dame qui a compris cette fois-ci s'avance pour le doubler, s'imposant sans vergognes aux voitures qui viennent en face et se retrouvent bloquées.
Croyez-vous que la femme double et passe son chemin ? Que nenni ! Nous sommes à Marseille, et ici les gens ont le sang chaud !
Elle s'arrête donc au niveau du Papy, ouvre sa vitre de droite et un petit dialogue dont on peut deviner facilement les termes avenant s'engage. Puis soudain la femme descend de sa voiture qu'elle abandonne au milieu de la rue et se dirige vers le Papy. Prudemment celui-ci rentre son bras.
- " Qu'esseu que tu viens de direu ? Qu'esseu que tu viens de direu ? Répètes un peu si t'es un homme ! "
Nous sommes aux premières loges et constatons que non seulement Papy ne répète rien mais ricane bêtement, c'est tout juste s'il ne se frappe pas les cuisses en disant " Oh c'teu bonneu blagueu !". Mais il ne démarre pas pour autant. La femme ne cesse de le harceler. Le feu repasse au rouge. Quelques klaxons nerveux commencent à se faire entendre derrière nous, la file de voitures s'est considérablement allongée. Un attroupement se forme sur le petit trottoir et les commerçants sortent sur le pas de leur magasin. Il ne manque plus que le pastis.
La femme remonte en voiture et démarre, s'avance de deux mètres...pour s'arrêter à nouveau bloquant totalement le carrefour cette fois-ci, redescend de sa voiture et revient tranquillement vers papy.
L'Homme - qui s'était engagé derrière le 4X4 croyant qu'il allait enfin passer - se trouve coincé à son tour au milieu de la rue à côté du papy. La femme arrive au niveau du papy, je rentre prudemment mon bras. Elle s'intercale dans le peu d'espace entre les deux voitures et recommence :
- " T'as dit que je suis conneu !? T'as dit que je suis conneu !? " la dame a une forte tendance à répéter deux fois ses phrases, le poids des mots probablement...
- " Retireu-ça tout de suite ou je te casseu la figureu ! " dit-elle à Papy.
Tout cela prononcé avec emphase et un fort accent marseillais évidemment. On a l'impression que Fernandel va déboucher au coin de la rue !
L'Homme et moi-même sommes stoïques dans la voiture, mal à l'aise, cherchant droit devant nous une hypothétique ligne bleue de Vosges. Mais pour le conducteur qui nous suit, cela commence à bien faire, le voilà qui arrive et entre dans la bataille :
- " Mais c'est toi là, tu bloqueu tout avec ta caisseu, allez dégageu !! " lance-t-il très énervé vers la femme.
- " C'est moi qui bloqueu... ? C'est moi qui bloqueu... ? " répète la femme sur deux tons et au bord de l'asphyxie.
Soudain elle se tourne vers moi et me prend à parti :
- " Hein madameu ! Tu es témoin, il m'a traité de conneu..."
Papy ne fait que ricaner. Visiblement il s'amuse bien, c'est une bonne journée. Le public commente joyeusement et compte les points sur le trottoir.
Aaaaaaah ! Non pitié... je ne suis pas là... il n'y a personne...je suis nordiste moi, je ne connais rien à vos codes...
Voyant qu'elle n'obtiendra pas d'aide de ma part, la femme continue sa joute verbale avec le troisième larron. Soudain, elle le prend (mollement) à deux mains par le col et je me demande si elle ne va pas lui donner un coup de boule ! Pas de doute on est bien chez Zizou !!
Je cherche rapidement de quoi faire diversion et j'aperçois soudain la petite fille de la dame, restée dans la voiture abandonnée au milieu du carrefour, à moitié penchée par la vitre pour voir ce que fait sa mère qui ne revient pas. Je trouve la situation particulièrement dangereuse ! Tournant difficilement la tête vers la femme, je lui dis d'une petite voix :
- " Madame, attention votre petite fille..." montrant du doigt la fillette qui se penche dangereusement.
Mais la femme est aux prises avec Papy et conducteur énervé, elle n'entend pas ce que je lui dis. C'est maintenant un concert de klaxon à n'en plus finir dans tout le carrefour bloqué depuis un petit moment...
Et voilà, l'histoire s'arrête là.
Après avoir fait son petit cinéma, la femme remonte dans sa berline et repart à vive allure.
Alors qu'en est-il de tout cela ? De l'esbroufe, rien que de l'esbroufe ! Ici, on paaarleu, on paaarleu...
Et heureusement que cette femme se trouvait dans le Sud à agir de la sorte (car ne nous y trompons pas, ni le papy corse ni l'automobiliste énervé n'auraient levé la main sur elle). Dans le Nord, elle se serrait pris un poing dans la figure...
19:00 Publié dans De tout de rien | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note | Tags : blog, marseille, conduite, énervement, feu rouge
24.09.2009
Fin d'été...
...plus qu'une fin d'été puisque nous entrons dans l'automne, oh bien discrètement, sur la pointe des pieds en ce qui concerne la Provence.
Car le temps est digne du renom de la région, chaud, ensoleillé mais supportable en cette saison. Que l'on ne s'y trompe pas cependant car les jours diminuent bien et la lumière se transforme peu à peu pour prendre sa vivacité si typique des demie-saisons.
Tiens, si on mangeait, ça fait longtemps !
Profitons des derniers légumes d'été avec cette
Tarte provençale à la mozzarella
Pour 6 personnes
150 g de mozarella
3 tomates
3 courgettes
3 oeufs
20 cl de crème fraîche
300 g de pâte brisée
Ebouillantez, pelez et épépinez les tomates
Coupez leur chair en dés, mettez les dans une passoire saupoudrez de sel et laissez égoutter 30 minutes
Lavez séchez et coupez les courgettes en rondelles sans les éplucher.
Plongez les dans l'eau bouillante salée et laissez cuire 3 minutesà la reprise.
Egouttez les puis séchez les bien sur du papier absorbant.
Etalez la pâte dans un moule beurré et fariné.
Allumez le four th. 7 ( 210°C)
Coupez la mozarelle en petits dés.
Disposez les courgettes épongées sur le fond de tarte en intercalant les dés de tomates égouttées et la mozarella.
Battre les oeufs avec la crème, salez, poivrez.
[ici s'ajoute un parfum éventuel : basilic ciselé, muscade...]
Nappez les légumes de l'appareil.
Enfournez 10 minutes, puis baissez le thermostat sur 6 (180) et laissez cuire 30 à 35 minutes.
Servir chaud ou tiède.
Avec un bon rosé de Provence, bien sûr !
Bon appêtit !
Le truc de Cigale :
pour éviter l'eau au fond de la tarte, je saupoudre un peu de chapelure fine
08:30 Publié dans De tout de rien | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note | Tags : blog, cuisine, tarte provençale mozzarella, légumes d'été
02.09.2009
Cigale à la plage (3)
Un jour, une famille complète arrive sur la plage - comprendre plusieurs générations - et s'installe...devant nous !
Bon, je rappelle que la plage où nous allons est trèèèès vaste, et que même s'il y a du monde par ces temps de canicule, on peut ne pas s'entasser les uns sur les autres.
J'avais beau prendre mon air le plus mauvais qui soit et regarder ce petit monde d'un sale oeil derrière mes lunettes de Rapetou, cela n'avait pas l'air de les déranger.
Bien, puisqu'ils sont là, juste devant, regardons-les franco alors.
Il y a dans le lot, un monsieur d'une soixantaine d'années. Pas très courageux le bonhomme, il regarde les siens se baigner sans tremper le moindre orteil lui-même !
Soudain, il sort de son sac...un appareil photo. Énorme l'appareil, genre bridge.
Ce n'est pas que j'aime pas les appareils photo (et après tout tant pis pour le type s'il prend le risque de bousiller son appareil avec le sable) mais les photos à la sauvette sur une plage, j'aime pas trop !
Bien sûr il photographie sa petite famille, sur le sable, dans l'eau, etc... Puis il commence à regarder à droite à gauche ce qu'il va bien pouvoir immortaliser sur Internet. Je le vois prendre quelques photos en douce de belles naïades allongées sur le sable.
Soudain, il tourne la tête vers moi. Je prends mon air le plus rébarbatif qui soit dans le genre " n'y pense même pas " et le regarde droit dans les yeux avec l'air d'un bouledogue à qui on va prendre son os. Avec la mine d'un enfant pris en faute, il baisse son appareil et le pose précautionneusement à côté de lui sur la serviette.
Toi mon coco, je t'ai à l'oeil, t'es pas prêt de prendre Cigale en photo...
Je le vois regarder à plusieurs reprises discrètement vers moi, tel le prédateur guettant sa proie. En réalité, une partie muette vient de s'engager. Je ne veux pas me faire tirer le portrait, et lui n'attend que l'occasion.
Et l'occasion, il va l'avoir à l'insu pas de mon plein gré.
L'Homme (le mien cette fois) rentre de sa baignade harnaché de tout son attirail c'est à dire (rappel) planche, palmes, tuba, lunettes de mer. Ah ben non justement, il manque les lunettes de mer !
C'est vraiment désolant car ça coûte un bras ces trucs-là ! L'Homme repart aussitôt vers la mer à la recherche désespérée de ses lunettes, car autant dire chercher une aiguille dans une botte de foin !
Ça y est, je suis contrariée avec cette histoire (avec l'âge il m'en faut peu maintenant) et je me dis qu'il ne retrouvera jamais les lunettes ! Aussi je me lève d'un bond et m'élance à son aide en scrutant le sable dans l'eau.
Rien. Je ne vois rien.
Si, au bout d'un moment, je vois en levant la tête deux dames d'un certain âge pour ne pas dire d'un âge certain converser tranquillement tout en avançant prudemment dans l'eau. L'une d'elle lève un bras à l'horizontale au bout duquel se balancent nonchalamment les lunettes que je reconnais immédiatement.
Je m'approche tant bien que mal de la dame et lui demande :
- " Vous venez de trouver ces lunettes ? "
- " Oui ! Et je me dis que la personne à qui elles appartiennent finira par les voir ! "
Je l'aurais embrassée !
J'appelle l'Homme qui s'enfonce de plus en plus dans la mer tout en lui faisant de grands signes avec les lunettes.
Au retour vers les serviettes, mon regard croise celui du photographe (que j'avais complètement oublié dans l'histoire), alors que ce dernier, un sourire légèrement satisfait aux lèvres, pose son appareil avec un air de contentement repu.

09:58 Publié dans De tout de rien | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note | Tags : blog, vacances, photos, mer, plage, photographe
21.08.2009
Cigale à la plage (2)
Sur la plage, j'essaie de ne pas trop regarder dans la même direction, histoire de rester discrète et ne pas montrer aux gens que je les regarde afin de faire une thèse sur leur comportement.
De plus je me cache derrière mes lunettes de soleil qui sont très noires ce qui me permet d'avoir la tête dans une direction mais les yeux regardant sur le côté. Oui je suis chafouine parfois...
Sauf ce jour-là. Je n'ai pas pu. J'étais comme au cinéma, impossible de détacher mes yeux de cette petite famille, et qu'est-ce que j'ai ri !
Arrive donc un jeune couple (entre 25 et 30 ans) avec 2 enfants. Un beau couple, des sportifs visiblement. Lui , grand et mince avec des muscles juste comme il faut, elle, un corps d'athlète sans aucun signe de ses deux grossesses. Elle est blonde comme les blés et possède le type nordique.
La famille a du venir à vélo car ils enlèvent les casques de la tête des enfants.
Au début, je ne prête pas plus attention à eux, c'est une famille qui vient de s'installer, point.
Mais très rapidement, la petite fille va attirer mon attention puis carrément m'envoûter. Car il émane de cette enfant une force qui vient du plus profond d'elle-même.
La petite doit avoir dans les 3 ans et son frère autour de 5 ans. Ils ont hérité de la blondeur de leur maman. Si le garçon est menu et plutôt assez fin comme son père, la petite, sans être grosse, est charpentée solidement !
Elle possède une énergie comme j'ai rarement vu chez un enfant de cet âge ! Elle est complètement obsédée (et le mot est faible) par la mer ! A peine tartinée de crème - ce qui est rapide car elle porte un tee-shirt -, la voilà qui s'élance dans l'eau. Les 21° ne la dérangent pas-du-tout ! Elle tombe ? Elle se relève aussitôt et cours dans l'eau.
Les parents sont venus avec une planche. Le petit garçon joue une peu avec cette planche, mais visiblement, cela ne le passionne pas plus que ça. Aussi il retourne vers les serviettes et commence à creuser.
La petite n'attendait que ça. Au début, c'est sa maman qui tire la planche avec la petite dessus. Parfois, le bateau se renverse et j'imagine que l'enfant boit la tasse. Mais elle remonte aussitôt sur la planche, souvent sans y parvenir complètement, elle est donc cramponnée sur le ventre avec les jambes qui pendent dans l'eau. C'est très drôle ! Le petit train redémarre et ce petit jeu dure environ un quart d'heure.
Mais maman ne s'amuse pas trop et préfèrerait se faire bronzer. Aussi elle confie la planche à sa fille puis va s'entendre sur sa serviette. Pendant ce temps, fiston et papa creuse le sable pour arriver jusqu'en Chine.
Ce sont des parents attentifs et proches de leurs enfants. Certes, la mère s'est allongée mais toutes les dix secondes, elle lève la tête pour surveiller sa fille. T'inquiète ma belle, moi aussi je la surveille ta fille !
La petite est de plus en plus hystérique. Son nouveau jeu consiste à tirer la planche depuis le sable ce qui doit être lourd pour elle, rentrer dans l'eau jusqu'à la taille puis de revenir vers la berge toujours tirant la planche en s'arc-boutant sur ses petites jambes et forçant l'eau pour avancer.
Cela avec une frénésie quasi maladive !
Elle ne regarde pas s'il arrive des gens sur la plage, elle tire sa ficelle et basta. Les promeneurs dont elle coupe le passage la regarde avec amusement, car le tableau n'est pas courant et comme elle est toute petite mais pleine d'énergie, c'est très drôle.
Je ne peux m'empêcher de penser que cette enfant est faite pour l'eau, j'en suis certaine ! Souvenez-vous de ce billet. Je suis réellement à deux doigts de me lever et d'aller discuter avec la maman. Mais je n'ose pas, du genre " de quoi elle se mêle celle-là"...
Mais toutes les bonnes choses ont une fin et après vingt minutes (quand même) de tirage de planche par la petite , maman décide qu'il est temps d'arrêter et de laisser la planche au grand frère. D'ailleurs elle-même souhaite aller nager.
Et là c'est le drame !
L'enfant pleure toutes les larmes de son corps, elle se cramponne à la ficelle que la maman tient l'air de rien solidement de l'autre côté, elle trépigne sur place et ses pleurs emplissent comme une sirène d'avertissement l'endroit où elle se trouve. Ce n'est pas un caprice mais une détresse bien réelle ! La maman s'est accroupie au niveau de sa fille et lui parle à l'oreille.
J'ignore ce qu'elle dit, mais visiblement cela ne convient pas à sa fille qui fait non de la tête tout en pleurant de plus belle.
Bien sûr, c'est la maman qui emporte la partie en ramenant la petite vers les serviettes, calmement, sans cris, sans violence. Elle essuie sa fille, lui met une casquette et ses petites lunettes de soleil sportives (tiens genre Rapetou aussi) pendant que la petite continue son gros chagrin. Je suis très amusée par cette scène tragico-comique, tout en étant triste pour l'enfant je me dis : " pourquoi pas encore un peu, elle s'amuse tellement bien ! " Mais en y réfléchissant, je conviens que la mère a raison de ne pas céder car avec un enfant à fort caractère, ce qui a l'air d'être le cas, c'est le début de la brèche...
Après s'être bien occupée de sa fille elle part nager. La petite va juste au bord de l'eau en pleurant de plus belle pour être dans l'eau avec sa mère, mais elle n'y met pas le pied. Comprenant enfin que c'est sans appel, elle revient penaude auprès du papa (qui surveillait sa fille du coin de l'oeil), puis avisant le petit arrosoir bleu qui traînait près du trou gigantesque, elle se dit que finalement, ce serait pas mal de remplir ce dernier.
Et voilà comment on passe d'un gros chagrin à une nouvelle joie.
A trois ans...
PS : et pendant que j'observais cette famille, un type m'observait moi (le traitre) mais chuuut, ce sera dans un prochain épisode...
10:30 Publié dans De tout de rien | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : blog, de tout de rien, vacances, mer, plongée, enfants, sable
19.08.2009
Mordu par une araignée
Il s'en passe de belles dans notre Midi !
Alors qu'il faisait la sieste (ben oui hein, c'est le Midi), un homme habitant Orange a été piqué au bras.
La suite assez surprenante ici :
http://www.laprovence.com/articles/2009/07/29/876165-Fran...
Bon inutile de lancer la psychose sur les araignées, merci.

08:31 Publié dans De tout de rien | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : blog, morsure, araignée, urgences, greffe
17.08.2009
Cigale à la mer
Si la première semaine de mes vacances fut agréable, en bord de mer sur des plages suffisamment grandes pour que l'on ne soit pas les uns sur les autres, il n'en fut pas de même des jours suivants. Mais ceci sera pour les prochains récits.
J'ai mis du temps à me faire à l'eau, à la mer. Peut-être parce que nous n'y allions jamais étant enfants, ma mère en ayant décidé ainsi.
L'Homme me raconte inlassablement ses vacances en Bretagne, la pêche aux coquillages, les marées, l'ambiance typique familiale des plages de l'Ouest. Je n'ai pas connu tout ça.
J''ai longtemps été réticente à aller à la mer comme on dit. J'avais peur d'avoir trop chaud, peur de m'ennuyer, aucune envie de faire le grille-pain.

Aujourd'hui c'est différent. j'ai pris mes marques :
- nous n'allons jamais à la plage entre 11H00 et 16H00. Cela évite le gros des troupes et les heures "nocives" du soleil.
- j'ai un équipement bien spécifique : un scaphandrier maillot de bain une pièce histoire de couvrir un maximum de peau et je regrette le temps des premiers bains de mer où les femmes portaient un costume jusqu'aux genoux.
- crème solaire indice max du genre + 100, parasol (indispensable sinon pas de plage et nous avons du découvrir la technique pour le planter dans le sable afin qu'il ne s'envole pas, car là où nous allons, il y a souvent du vent), chapeau (ad libitum parce que sous le parasol en général il y a de l'ombre) et lunettes de soleil sont les autres accessoires.
- rester allongée sur le sable en alternance avec appui sur les coudes n'est vraiment plus de mon âge pas bon pour mon dos. Aussi nous avons opté pour des petits sièges pliants au ras du sol ce qui permet d'être assis (et d'étudier facilement ses congénéres en douce, ou même pas d'ailleurs). Mais il faut prendre garde de ne pas trop s'appuyer vers l'arrière sinon on bascule et là franchement, on perd sa superbe...
- l'Homme a un attirail impressionnant de gadgets (palmes, masque, tuba, planche, et lunettes de mer) mais je ne m'en sers pas. Si, quand même, j'ai trouvé des lunettes de piscine super étanches qui en plus ne font pas les yeux exorbités de poisson frit lorsqu'on les enlève. Par contre elles font un air de Rapetou (ou Fantomette pour ceux qui ne connaissent pas) lorsqu'on les porte car elles sont noires, mais on ne peut pas tout avoir. Elles me conviennent très bien, car je peux faire de la brasse coulée (oui je sais nager !) sans avoir besoin d'essui-glace intérieur.

Je trouve toujours l'eau trop froide. Ici elle était en moyenne à 21°.
Je n'emporte même plus de livres, car mon passe-temps favori consiste à regarder les gens autour de moi. Particulièrement les enfants. Mais aussi les parents et souvent les grands-parents qui les accompagnent, et j'étudie comment tout ce petit monde fonctionne.
Cette année, la grande mode des enfants consistait à creuser un grand trou dans le sable, et d'y "enterrer" le frère ou la soeur. Difficile de sortir, j'ai vu des gosses vraiment stressés par ce jeu se mettre à hurler de terreur !
à suivre...
22:15 Publié dans De tout de rien | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note | Tags : blog, vacances, mer, plongée, enfants, sable




