19.10.2009

Pause automnale

 

 

 

 

laurier-tin.JPG

04.10.2009

Ça craint !

On se doutait sur un blog ami que la pub Haut et Fort qui apparaît en bandeau au-dessus de la bannière des blogs n'était pas là au hasard.

Il est quasi certain que des "robots" scanne le texte et envoie une pub le ciblant au plus près.

 

robot.jpg

C'est ainsi qu'en ce moment, au dessus de mon texte sur le cancer du sein (02 octobre) s'affiche une pub pour

" Testament, obsèques"

 

C'est d'une délicatesse qui me touche beaucoup !

 

Sinon, il ne vous aura peut-être pas échappé que nous sommes dimanche et qu'il n'y a pas de vidéo du dimanche.

 

Il y a des jours comme ça...

21.09.2009

Petits malheurs (5)

Résumé de l'épisode précédent ICI : au sortir de la fourrière où je viens de récupérer ma voiture grâce à ma belle-soeur, je compte sur cette dernière pour m'orienter sur la route me permettant de rentrer chez moi. Mais les choses ne se passent pas exactement comme il faudrait et je suis engagée sur une autoroute dans la mauvaise direction, avec peu d'essence en réservoir.

 

Je roule attendant avec impatience la sortie du prochain village.

Mes yeux ne quittent pas le compteur et je constate avec horreur que les chiffres indiquant les kilomètres restants avant la panne d'essence fonctionnent de façon plutôt anarchiste : ils ne diminuent pas régulièrement mais d'un seul coup (de 50 cela passe à 47 !). Le voyant orange allumé en permanence depuis le chiffre 99 n'est pas là pour me rassurer. Il ne manque plus que le compte à rebours dans le genre voix suave de GPS...

 

Une sortie arrive enfin. Un rapide calcul mental me fait dire de façon optimiste que je devrais pouvoir rentrer normalement à condition de ne plus me planter de route !! Mais cela va être chaud !

Quoi qu'il en soit mon obsession est maintenant de prendre de l'essence dès la première pompe rencontrée ! Avec un peu de chance, le village aura une station...

 

Pour la chance, ce n'est décidément pas mon jour, car le village n'a rien, il semble d'ailleurs complètement dénué du moindre commerce et ce n'est pas encore maintenant que je vais pouvoir faire le plein. Non seulement il n'y a pas de commerces, mais sur les rares panneaux il n'y a pas la direction que je souhaitais prendre... Je reste donc sur la route principale, une minuscule départementale. Je m'aperçois au bout d'un moment que je longe l'autoroute (ce qui me confirme que je ne suis pas sur la route que je comptais prendre) et que visiblement je me dirige vers Aix.

 

Cette fois c'est cuit, une chose est certaine je ne rentrerai pas sans prendre de l'essence ! Je commence à me résigner à la fatalité de la panne et réfléchis avec angoisse que faire dans cette situation tandis que les chiffres du compteur continuent leur descente folle.  J'essaie de garder une vitesse constante et roule au point mort  autant que possible.

 

panne-essence.jpgJ'entre dans une petite zone commerciale. Ah ! Il va bien y avoir de l'essence ici ! Soudain mon coeur fait un grand bon en voyant de l'autre côté une grosse station orange. Un immense soupir de soulagement s'échappe de ma poitrine oppressée. Je suis sur une double avenue  et je dois faire demi-tour au rond point suivant puis revenir sur mes pas pour accéder à la station. Mais au moment de m'engager vers les pompes.. je tombe sur des plots : la station est fermée !

 

Nooooonnnn !! Il faut que je revienne en arrière pour reprendre ma direction au rond-point précédent. Là je commence vraiment à m'inquiéter de ces distances non prévues. Mon moral baisse autant que mon niveau d'essence...

 

Mon compteur marque 33 maintenant. Je suis aux portes d'Aix et trouver une pompe en ville ne va pas être facile.

On pourrait penser que 33 suffit largement mais l'Homme m'a expliqué que les jauges ne sont pas fiables et n'indiquent pas forcément la quantité exacte. De plus la panne d'essence tombe avant que le réservoir ne soit totalement vide.  Je dois être vraiment très proche de ce moment...

 

Mais la roue tourne enfin et je vois flèché " Géant Cas*n* ".

Sauvée !

Cette fois je suis bien sauvée ! Oui il y a bien une station essence et je vois même des voitures qui se servent.

 

Je réalise soudain qu'il est tard et que l'Homme doit s'inquiéter. Alors que je suis garée en attente d'une pompe - moteur éteint - (oh le doux bruit de l'essence qui coule dans le réservoir...) j'appelle la maison et raconte brièvement mon aventure fourrière puis stress d'essence.  Je n'ai pas pris garde que ma vitre était ouverte et je vois soudain le type qui fait le plein devant moi tourner la tête et me regarder avec un sourire goguenard. Étant légèrement irritée, je lui lance un regard assassin.

 

C'est mon tour. Contact : rien. Je recommence : rien, la voiture fait un bruit de voiture qui ne veut pas démarrer. Après toute cette journée forte en émotion, je reste zen car je suis à un mètre de la pompe et je trouverai bien une âme charitable pour pousser la voiture jusqu'à l'essence. Finalement au troisième essai, la voiture démarre.

 

Je crois que cette fois-ci, je l'ai vraiment échappé bel !

 

 

18.09.2009

Petits malheurs (4)

Résumé : j'ai passé l'après-midi en ville à faire des examens médicaux qui confirment une hernie cervicale contractée cet été . Mais au moment de reprendre ma voiture, celle-ci a disparu et se trouve en fourrière dans la périphérie glauque de la ville. Ma belle-soeur a eu la gentillesse de m'y conduire en voiture et après bien des périples pour trouver l'endroit, je me crois sauvée et pense être chez moi dans l'heure qui suit, mais je me trompe...

 

Avant de continuer ce récit plein de suspens, il faut que j'avoue un travers de ma personnalité, non des moindres car il m'a souvent joué de mauvais tours : je n'ai aucun sens de l'orientation ! Mais quand je dis aucun, c'est vraiment rien ! Combien de fois ne me suis-je égarée en randonnée (en compagnie de copines pas vraiment mieux que moi d'ailleurs à ce sujet)  affirmant avec beaucoup d'aplomb que " c'est par là " alors que des promeneurs rencontrés et interrogés au bout d'un temps d'errance plus ou moins long, nous apprennent  avec un sourire ironique que c'est en réalité exactement de l'autre côté (ça alors ! c'est incroyable, j'aurais juré...). Ce travers tourne à la catastrophe lorsque mon esprit est perturbé, je deviens incapable de raisonner et prend l'aspect d'une poule qui panique et traverse juste au moment où arrive la voiture.

 

Donc ignorant déjà totalement à quel point cardinal je me trouve d'Aix en Provence je propose à ma belle-soeur de la suivre en voiture alors qu'elle rentrera chez elle sachant que par la suite je n'aurai aucun mal pour trouver mon chemin. Seulement voilà, c'est sans compter les raisonnements parfois bizarres pour ne pas dire compliqués de ma belle-soeur (du genre pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué)...

 

Nous démarrons. Au bout de cinq minutes, mon téléphone portable sonne. Il est au fond de mon sac qui se trouve par terre devant le siège passager. Je ne répond pas, je ne téléphone jamais au volant, mais je sais que c'est elle qui m'appelle, et ce téléphone qui sonne commence à me stresser. Comprenant que je ne répondrai pas, elle s'arrête finalement en bordure de la route pour me dire qu'elle va me conduire sur l'autoroute qui me ramène chez moi, mais que à un moment donné, elle tournera à une station essence et il ne faudra pas que je la suive mais continue tout droit. Je dois faire un drôle de regard car elle me demande " ça va ? tu as bien compris ? " .  "Oui, oui, à la station je continue tout droit".

 

autoroutes.jpgLe mini convoi repart et je la suis, confiante, sur l'autoroute (qui sont des voies gratuites autour de la ville). Première bifurcation, je la suis  mais ne reconnais toujours rien. Soudain, elle met son clignotant à droite et il me semble reconnaître parfaitement l'endroit ! Oui voilà c'est là qu'il faut tourner (ici intervient le syndrôme poule car si j'avais mieux regardé, j'aurais vu qu'il n'y avait pas de station essence...) Alors qu'elle s'engage tranquillement dans la bretelle de droite, j'accélère un peu pour me mettre à son niveau (non sans lui avoir fait des appels de phares pour bien lui faire saisir que j'avais compris) et en passant à côté d'elle je lui fais un coucou de la main avec un grand sourire !

 

La vision que j'ai à cet instant me fera hurler de rire pendant un bon moment par la suite (malgré  une situation guère brillante) : je vois le visage de ma belle-soeur totalement éberlué, les yeux écarquillés comme des soucoupes, regardant ma voiture dépasser la sienne alors qu'elle devrait se trouver derrière ! Instantanément elle se met à klaxonner comme une malade et je comprends immédiatement que je me suis trompée. Ici intervient à nouveau le syndrome poule il m'est impossible de revenir derrière elle et comme j'entends son klaxon de folle, j'en déduis que je suis encore sur la mauvaise voie et prends subitement la voie de gauche.  La poule dans toute sa splendeur !

Bien sûr le téléphone se met aussitôt à sonner. Tu peux toujours courir je ne risque pas de décrocher sur l'autoroute  et j'ai bien compris que je m'étais plantée. Tiens d'ailleurs je vois une pancarte " Bienvenue sur Escota ". Meeeerde ! Cette fois-ci je suis vraiment sur l'autoroute il va falloir payer.

 

Je ne sais pas du tout où je vais mais je roule, je sais qu'on ne se perd pas sur l'autoroute. Le téléphone ne cesse de sonner, au moins dix fois. Pour trouver un peu de tranquillité je m'arrête sur un "refuge" et appelle le portable de ma belle-soeur qui me dit aussitôt :

 

- " Tu t'es trompée, c'était pas là ! " . Oui, merci...

 

Nous faisons le point sur la situation, j'ai déployé la carte à côté de moi, mais je ne sais toujours pas dans quelle direction je vais. Le soleil que j'ai pile en face de moi et dans les yeux car l'heure avance nous fait dire que je vais vers l'Ouest (donc pas du tout ce qu'il faut, mais est-il besoin de le préciser). Je décide de sortir au prochain village.

 

C'est alors que mes yeux tombent sur le compteur électrique de ma voiture et que j'ai un sentiment de "cerise sur le gâteau"  :  il me reste 50 kilomètres à parcourir avant de tomber en panne d'essence.

 

Je suis blonde et cela va être la honte intégrale !

 

à suivre...


16.09.2009

Dis moi comment tu lis, je te dirai qui tu es...

Il y a quelques temps, Jeanne a répondu à un tag sur la lecture. Etant dans sa liste de préposées au tag, voici mes réponses.


1 - Plutôt corné ou marque page ?

Marque page sans hésitations, je déteste corner les pages ! Tout comme je n'aime pas ouvrir un livre en grand pour ne pas casser la reliure (oui je suis un peu maniaque)


2 - As-tu déjà reçu un livre en cadeau ?

Probablement, mais ce n'est pas le cadeau que je préfère à moins que la personne qui offre connaisse parfaitement mes goûts ou veuille me faire découvrir les siens à bon escient.


3 - Lis-tu dans ton bain ?

Cela m'arrive, le bain est un moment de détente et la lecture un moment de plaisir alors pourquoi ne pas les associer ? Mais à trop me détendre, il m'arrive de m'endormir (oui je pose le livre avant qu'il ne tombe dans l'eau !)


4 - As-tu déjà pensé à écrire un livre ?

Oui au moment de ma maladie j'y ai pensé pour témoigner, raconter mon vécu sur le cancer. J'avais même commencé à griffonner quelques pages. Cela n'a pas duré vous vous en doutez...


5 - Que penses-tu des séries de plusieurs tomes ?

Que c'est bien souvent pour faire du fric ! La fameuse saga Harry Potter en est l'exemple type !


6 - As-tu un livre culte ?

Non plus maintenant. Mais j'en ai eu quand j'étais jeune alors que j'étais sûrement en quête d'identité. Il s'agissait de trois livres en fait que je nommais ma trilogie :

LdV.jpg- Le petit prince de St Ex

- Le prophète de K. Gibran

- Principes et préceptes du retour à l'évidence de Lanza Del Vasto (mon gourou de l'époque ;-)


7 - Rencontrer ou non l'auteur du livre ?

Heu...oui... non...bof... ?


8 - Aimes-tu parler de tes lectures ?

Non pas spécialement. La lecture est solitude pour moi, je visualise les personnages au gré des descriptions faites par l'auteur et je crée son univers à ma sauce. Pourquoi en parler, chacun a son propre univers... ? C'est la raison pour laquelle  également  je n'aime pas voir les films tirés des livres que j'ai déjà lu.


9 - Comment choisis-tu tes livres ?

Un peu au hasard : flânerie dans une librairie, un titre m'appelle (je tombe parfois complètement à côté !), un succès national (comme L'élégance du hérisson mais que je n'ai pas aimé - oui il m'arrive d'être à contre-courant mais cela ne me gêne pas) quelqu'un qui parle bien d'un livre et me donne envie de le lire etc...


10 - Aimes-tu relire ?

Non pas du tout. La lecture c'est aussi la joie de la découverte. Relire m'ennuie. Mais je garde néanmoins précieusement les livres que j'aime.


11 - Une lecture inavouable ?

Je ne vois pas ce qui est inavouable. J'assume ce que je lis. D'accord, j'évite peut-être de mettre Histoire d'O au sommet de ma pile de livres à la caisse de la librairie (mais c'est juste pour ne pas choquer la douairière qui me suit...)


12 - Des endroits préférés pour lire ?

J'aime lire en vacances, dans le jardin, le soir au lit parce que dans la journée mon temps est bien occupé devant l'ordinateur, dans les salles d'attente et même parfois en voiture quand le livre est passionnant (non je ne suis pas au volant)


13 - Un livre idéal serait pour toi ?

Celui qui me transporte dans son monde au point d'oublier le mien.


14- Lire et manger ?

Non, je ne sais pas faire, quand je lis, je lis, quand je mange, je mange ! Je suis très basique comme fille finalement !


15 - Lecture en silence, en musique, peu importe ?

Surtout pas en musique car mon esprit serait invariablement attiré vers elle et donc pas concentré sur ce que je lis. Par contre, lire à côté d'un marteau-piqueur ne me gênerait pas du tout !


16 - Le Livre te tombe des mains, tu vas quand même jusqu'au bout ?

Non. Cela m'est arrivé il y a peu avec Les déferlantes de C. Gallay son style  d'écriture m'est insupportable, j'ai arrêté très rapidement.


17 L'auteur que tu regrettes de ne pas avoir lu ?

Il y en a tellement...


18 - Ton livre de chevet tout de suite ?

Un tome de La Pléïade avec Julien Green bien sûr !

 

PS: Je ne tague personne, ceux qui veulent reprendre le jeu me le disent et je les inscris


Taggée : framboisine



14.09.2009

Petits malheurs (3)

Lundi dernier j'avais rendez-vous dans un centre spécialisé pour faire le scanner cervical puis dans la foulée un autre rendez-vous avec le neurologue pour l'examen de la chaise électrique d'électroneuromyogramme (ne me demandez pas ce que c'est, je ne sais pas, ce que je sais c'est qu'on se prend des châtaignes !)

 

Entre les deux, du temps libre pour flâner dans la belle ville d'Aix en Provence.

 

Le scanner se passe bien.

Secrétaires médicales aimables et souriantes (si si, ça existe...) qui s'y connaissent et qui expliquent. Que demande le peuple hein ?!

On attend le résultat une petite d'1/2 heure. J'ouvre l'enveloppe et lis la confirmation d'une hernie discale exactement à l'endroit qu'avait mentionné le neurologue lors du premier rendez-vous (C6 C7). Bravo ! Bon, ça c'est fait.

 

J'attends ma belle-soeur à qui j'ai donné rendez-vous dans le temps compris entre les deux rendez-vous, assise sur le banc d'un jardin public (qui me fait mal au dos comme tous les bancs de jardin public). J'ai oublié mon livre aussi je regarde les gens. Il y a là un papa avec son jeune enfant (1 an 1/2 environ). Ils s'amusent bien tous les deux, c'est sympa à voir. J'ai la cote avec le petit qui me fait de grands sourires et des grands gestes de la main !

Puis arrive un groupe de quatre petites adolescentes (13 14 ans, l'âge bête s'il en est). Ce sont déjà de "petites aixoises" avec lunettes de soleil branchées et peau bien bronzée. Elles s'amusent comme des gamines dans le bassin où elles poussent des cris stridents lorsqu'elles reçoivent une goutte (il y a 3 jets d'eau). Je souris, car je me remémore au même âge et je crois que j'aurais pu faire pareil, en compagnie de copines...

 

Papotages enfin avec C. autour d'un verre. Sympa. Elle me conseille d'aller chez le neurologue à pieds n'étant pas très loin du cabinet ce qui permettra de laisser ma voiture en place sur le parking où je l'ai posée. Ce que je fais.

Ayant un peu d'avance sur le rendez-vous j'en profite pour visiter cette rue très calme bordée de maison de maître ou d'hôtels particuliers.  Je n'ose imaginer le prix de telles maisons ! Mais ne comptez pas voir la moindre parcelle de jardin ou d'intimité de ces gens : les propriétés sont fermées de hauts murs en pierre munis de grands portails en fer totalement opaque.

 

La visite chez le neurologue se déroule très bien mis à part les châtaignes. Suite des opérations : consulter un neurochirurgien pour  faire le point sur une éventuelle infiltration. La secrétaire arrive à me faire avoir un rendez-vous en fin de la semaine (pour éviter les 3 mois d'attente habituels...)

J'espère que tout cela prendra fin rapidement, cela fait plus d'un mois aujourd'hui que j'ai le doigt comme dans un étau en plus des douleurs  diffuses dans le bras et le point dans l'épaule...

 

Les visites sont terminées, je suis contente de rentrer. Mais arrivée sur le parking, une surprise de taille m'y attend : ma voiture a disparu !

 

Il faut bien se faire une raison : elle doit se trouver en fourrière car...

 

... [ Le parking étant archi plein à mon arrivée,  n'ayant plus le temps nécessaire de chercher une place (introuvable dans ce quartier) avant mon rendez-vous de scanner, je me suis garée sur le parking attenant, celui des cars où il y avait déjà quelques voitures en stationnement, et franchement cela ne gênait en rien ni les cars potentiels, ni leurs manoeuvres ! Seulement voilà, Sarkosy ayant demandé une rentabilité maximale à la police, et les camions de la fourrière pouvant manoeuvrer à l'aise sur ce parking (sans cars) ils n'allaient pas se priver. Toutes les voitures ont été enlevées et le propriétaire du camion pizza garé juste en face m'a confirmé que c'était comme ça plusieurs fois par jours.]

 

Coup de fil de détresse à la belle-soeur pour qu'elle vienne me chercher et me conduise à la fourrière (car je pars sur cette hypothèse et non sur celle d'un vol).

fourriere.jpgTrajet épique pour trouver la fourrière dont on ne connaît pas l'adresse si ce n'est une vague description donnée par le monsieur pizza. Que C. ne compte pas sur moi, j'ai la tête complètement à l'envers avec toutes ses émotions et je ne connais pas du tout ces quartiers d'Aix en Provence !

 

Nous finissons par trouver la fourrière, oui, ma voiture s'y trouve bien, oui je fais marcher le tiroir caisse (pas le choix). C'est la première fois en trente ans de conduite que je retrouve ma voiture en fourrière.

 

Je me crois sauvée ayant récupéré ma voiture et pense pouvoir rentrer (enfin) tranquillement chez moi.  Mais je me trompe lourdement et ne suis pas encore au bout de mes peines...

 

à suivre...

 

07.09.2009

Cette fois encore...

C'est pas vrai !


Je viens encore d'oublier l'anniversaire de ce blog !


Je vais finir par croire qu'il s'agit d'acte manqué.


Donc c'était hier l'anniversaire, le 6 septembre, et il a maintenant 2 ans.


J'arrive pas à le croire !!!

 

2-ans.gif

Merci pour votre fidélité à mes babillages.

 

31.08.2009

Petits malheurs (2)

Résumé de l'épisode précédent ICI

 

Sur le moment, je ne sentis rien et la journée continua sur son rythme tranquille.

 

Je fus réveillée subitement en pleine nuit par une douleur absolument insupportable au niveau de l'épaule !

J'avais  l'impression d'avoir le dessus de l'épaule serré dans un étau, la douleur partait du cou, encadrait l'omoplate du dos  non sans créer au passage un point du genre " on te transperce avec un couteau " et s'étendait dans le bras  entier jusqu'à la main. Je m'assis sur le lit et  tentai plusieurs mouvements de bras pour essayer de trouver une position de façon à amoindrir cette douleur, mais rien n'y faisait. J'en avais le souffle coupé !

 

Je pris du paracétamol qui, pour une fois et à mon grand désarroi, ne fit aucun effet. Je passai le reste de la nuit à me tourner dans tous les sens afin de trouver une position sans douleurs mais en vain. Au petit matin, je constatai en prime des picotements (des fourmis) dans le pouce et l'index de la main et je pris peur.

Peur d'attraper ce qu'on appelle le gros bras

 

Comme je l'ai mentionné, la maison où nous résidions se situe au fond d'une vallée perdue dans un village de peu d'âmes. Il n'y a pas de médecin et de toute façon à cette heure matinale, nous n'aurions trouvé personne.

 

Sur mon insistance, l'Homme appelle donc le Samu. Après être baladé de standard en standard, il tombe sur un médecin qui lui affirme que ce n'est probablement pas très grave, que non je n'ai pas mal, et que non, je n'aurai pas " le gros bras".  A la question de l'Homme qui  demande à ce que je sois soulagée de cette douleur, le médecin déclare que vu où nous nous trouvons, non il n'y aura pas de médecin et que de ce fait,  oui, nous pouvons aller aux urgences de la ville la plus proche (à 35 kilomètres quand même).

 

Je passe sur le trajet en voiture que je vous laisse imaginer...

 

Aux urgences on nous reçoit assez rapidement si on relativise. Dans une grande salle pleine d'appareils, la jeune femme me fait asseoir sur un petit tabouret le plus loin possible du bureau où elle se trouve (non, je n'ai encore pas le H1N1...) ! Après avoir écouté distraitement mes mésaventures, elle daigne venir vers moi et me dit:

- " C'est là que vous avez mal...?" en montrant mon épaule.

Oui c'est là, entre autre. Elle retourne à son bureau et tape sur l'ordinateur une ordonnance de médicaments qui shoot

- " Prenez ce traitement pendant 4 jours, si les symptômes persistent, faites des examens complémentaires."

minerve.jpgVoilà, cela a duré moins de cinq minutes, il n'y a pas eu d'examen clinique, mais je repars quand même avec une minerve (très agréable l'été par 34° à l'ombre).

 

 

 

28.08.2009

Petits malheurs (1)

Si le séjour à la mer s'était déroulé comme il se doit, il n'en fut pas de même avec les vacances à la montagne.

 

Certes je pourrais raconter que les problèmes que je vis actuellement sont liés à une super randonnée,  peut-être même une course en montagne avec nuit en refuge et tout et tout, mais c'est beaucoup plus simple, plus bête et moins noble que ça.

 

J'ai joué au déménageur !

 

Oui, vous pouvez ricaner bêtement car je sais que vous savez que Cigale possède une force de poulet ! Alors jouer au déménageur, faut pas s'étonner après d'avoir des problèmes hein !

 

Ainsi donc, l'Homme avait décidé de faire (un peu) de travaux dans l'appartement de famille qu'il possède au fin fond d'une vallée perdue. Ces travaux consistaient à remplacer un vieux chauffeau commençant à donner des signes inquiétants d'usure ainsi qu'une fin de vie imminente.

Il fallut donc descendre du plafond de la salle d'eau le vieux chauffeau - qui faisait quand même 100 litres - et pesait pas loin de 60 kilos à cause du tartre accumulé depuis toutes ces années.

 

Non, ne rêvez pas, je n'ai pas proposé à l'Homme de l'aider (j'ai conscience de ma force tout de même). Un cousin présent dans la maison familiale avait offert ses services et je m'en réjouissais.

 

Donc un après-midi,  je fus progressivement tirée de ma sieste par moult grognements, râles et bruits sourds  laissant penser que des inconscients portaient une charge très lourde.

 

Koala.jpgAvec la rapidité du koala au réveil, j'allai donc voir où en était la manoeuvre afin d'encourager les mâles car je sais que c'est bon pour le moral des troupes.

 

Le tableau ne manquait pas de piquant en effet !

 

D'un côté, le cousin  (fil de fer, sportif, très musclé) juché sur un escabeau branlant, les muscles bandés au maximum, suant à grosses gouttes et  de l'autre, l'Homme, à moitié disparu derrière le chauffeau, la joue écrasée contre le carrelage de la salle d'eau,  essayant de soutenir le tout.

 

Bigre, la situation paraissait scabreuse ! Par politesse, je demandai d'une petite voix :

 

- " Vous voulez que je vous aide...? " sans faire le moindre mouvement.

 

J'attendais une réponse du style :

 

- " Non, non, t'inquiète pas, on maîtrise ! "

 

Mais je reçus de la part du cousin au milieu d'un râle :

 

- " Ouais... si tu pouvais... ce serait pas mal..."

 

Bien que cette réponse n'était pas celle attendue et ne me réjouissait pas plus que ça, je m'élancai vers les deux travailleurs et levai les bras afin soutenir le chauffeau.

 

Soyons honnête même s'il m'est difficile de le reconnaître : il ne se passa rien, mais alors strictement rien ! Imaginez des pattes d'oiseaux poussant une poutre, vous aurez une image proche de la scène.

 

chauffeau1.jpg

Néanmoins, l'horrible chauffeau descendait progressivement grâce aux deux costauds. Lorsqu'il fut à ma hauteur, je décidai de le porter sur l'épaule, puisqu'il fallait bien reconnaître que les bras ne servaient pas à grand chose. Ce fut un net progrès (pour les deux autres) et je constatai à cet instant qu'effectivement le chauffeau était vraiment très lourd ! Cela permit à l'Homme de contourner l'engin afin de le saisir de l'autre côté pour finir de le descendre à terre.  Ma participation s'arrêta là sans regrets.

 

 

En moins d'une minute, je venais - sans le savoir encore - de me pourrir toutes mes vacances et probablement la vie pour plusieurs mois...

 

à suivre...

26.07.2009

Bonnes vacances

Je sais, le titre n'est pas très original,

mais c'est ce que j'ai trouvé de mieux pour la situation !

w0902.jpg

A bientôt pour de nouvelles aventures...

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