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30.09.2009

Ça c'est Marseille !

On peut dire que l'incident de cet ETE m'aura fait vivre un certain nombre de péripécies !

 

Voici la dernière en date, elle se déroule à Marseille et je ne résiste pas au plaisir de vous la raconter tant on se croirait tout droit sorti d'un livre de Pagnol.

 

Mon mari et moi sortons de la consultation avec un neurochirurgien d'une clinique de Marseille.

 

Il est 11H30 et la ville s'est bien chargée côté circulation. Il faut dire que l'heure coïncide avec la sortie des classes bien que nous soyons samedi. Nous sommes dans une rue vraiment peu large au point que deux voitures passent à peine de front, rue qui porte néanmoins pompeusement le nom d'avenue. Mais nous sommes à Marseille, la sardine, le port, tout ça...

 

tete-maure.jpgNotre voiture est arrêtée à un feu rouge derrière deux autres véhicules. Le feu passe au vert mais la première voiture ne démarre pas. C'est un papy, une tête maure est collée à l'arrière de sa voiture  ("gardarem lou Larzac" ah non, zut, je me trompe de slogan) je ne sais pas ce qu'il attend mais il a coupé le moteur et ne compte pas du tout démarrer. La voiture qui le suit (et qui nous précède donc, un point pour ceux qui suivent) une dame dans un gros 4X4 commence à klaxonner nerveusement.  Bien, jusqu'ici, rien ne permet de dissocier cette scène d'une autre région de France (quoique, le moteur coupé au feu, il faut oser...).

Le papy dont la vitre est ouverte fait un geste avec la main voulant dire " causes toujours tu m'intéresses" sans la moindre envie de bouger. Le feu passe au rouge.

 

Je ne peux pas trop regarder l'Homme, sanglée que je suis dans la minerve que je porte systématiquement en voiture avec lui. Je lance de façon laconique :

 

- " Je crois qu'on n'est pas prêt de passer..."

 

Le feu passe au vert. Papy ne bouge pas. La dame qui a compris cette fois-ci s'avance pour le doubler, s'imposant sans vergognes aux voitures qui viennent en face et se retrouvent bloquées.

Croyez-vous que la femme double et passe son chemin ? Que nenni ! Nous sommes à Marseille, et ici les gens ont le sang chaud !

 

Elle s'arrête donc au niveau du Papy, ouvre sa vitre de droite et un petit dialogue dont on peut deviner facilement les termes avenant s'engage. Puis soudain la femme descend de sa voiture qu'elle abandonne au milieu de la rue  et se dirige vers le Papy. Prudemment celui-ci rentre son bras.

 

- " Qu'esseu que tu viens de direu ? Qu'esseu que tu viens de direu ? Répètes un peu si t'es un homme ! "

 

Nous sommes aux premières loges et constatons que non seulement Papy  ne répète rien mais ricane bêtement, c'est tout juste s'il ne se frappe pas les cuisses en disant " Oh c'teu bonneu blagueu !".  Mais il ne démarre pas pour autant.  La femme ne cesse de le harceler. Le feu repasse au rouge. Quelques klaxons nerveux commencent à se faire entendre derrière nous,  la file de voitures s'est considérablement allongée. Un attroupement se forme sur le petit trottoir et les commerçants sortent sur le pas de leur magasin. Il ne manque plus que le pastis.

La femme remonte en voiture et démarre, s'avance de deux mètres...pour s'arrêter à nouveau bloquant totalement le carrefour cette fois-ci, redescend de sa voiture et revient tranquillement vers papy.

 

L'Homme  - qui s'était engagé derrière le 4X4 croyant qu'il allait enfin passer - se trouve coincé à son tour au milieu de la rue à côté du papy. La femme  arrive au niveau du papy, je rentre prudemment mon bras. Elle s'intercale dans le peu d'espace entre les deux voitures et recommence :

 

- " T'as dit que je suis conneu !? T'as dit que je suis conneu !? " la dame a une forte tendance à répéter deux fois ses phrases, le poids des mots probablement...


- " Retireu-ça tout de suite ou je te casseu la figureu ! " dit-elle à Papy.

 

Tout cela prononcé avec emphase et un fort accent marseillais évidemment. On a l'impression que Fernandel va déboucher au coin de la rue !

 

L'Homme et moi-même sommes stoïques dans la voiture, mal à l'aise, cherchant droit devant nous une hypothétique ligne bleue de Vosges. Mais pour le conducteur qui nous suit, cela commence à bien faire, le voilà qui arrive et entre dans la bataille :

 

- " Mais c'est toi là, tu bloqueu tout avec ta caisseu, allez dégageu !! " lance-t-il très énervé vers la femme.

 

- " C'est moi qui bloqueu... ? C'est moi qui bloqueu... ? " répète la femme sur deux tons et au bord de l'asphyxie.

 

Soudain elle se tourne vers moi et me prend à parti :

 

- " Hein madameu ! Tu es témoin, il m'a traité de conneu..."

 

Papy ne fait que ricaner. Visiblement il s'amuse bien, c'est une bonne journée. Le public commente joyeusement et compte les points sur le trottoir.

 

Aaaaaaah ! Non pitié... je ne suis pas là... il n'y a personne...je suis nordiste moi, je ne connais rien à vos codes...

 

Voyant qu'elle n'obtiendra pas d'aide de ma part, la femme continue sa joute verbale avec le troisième larron. Soudain, elle le prend (mollement) à deux mains par le col et je me demande si elle ne va pas lui donner un coup de boule ! Pas de doute on est bien chez Zizou !!

 

Je cherche rapidement de quoi faire diversion et j'aperçois soudain la petite fille de la dame, restée dans la voiture abandonnée au milieu du carrefour, à moitié penchée par la vitre pour voir ce que fait sa mère qui ne revient pas. Je trouve la situation particulièrement dangereuse !  Tournant  difficilement la tête vers la femme, je lui dis d'une petite voix :

 

- " Madame, attention votre petite fille..." montrant du doigt la fillette qui se penche dangereusement.

 

femme colère.jpgMais la femme est aux prises avec Papy et conducteur énervé, elle n'entend pas ce que je lui dis. C'est maintenant un concert de klaxon à n'en plus finir dans tout le carrefour bloqué depuis un petit moment...

 

Et voilà, l'histoire s'arrête là.

Après avoir fait son petit cinéma, la femme remonte dans sa berline et repart à vive allure.

 

Alors qu'en est-il de tout cela ? De l'esbroufe, rien que de l'esbroufe ! Ici, on paaarleu, on paaarleu...

 

Et heureusement que cette femme se trouvait dans le Sud à agir de la sorte (car ne nous y trompons pas, ni le papy corse ni l'automobiliste énervé n'auraient levé la main sur elle). Dans le Nord, elle se serrait pris un poing dans la figure...

 

27.09.2009

38-VDD/ Mon amie la rose

 

Aujourd'hui, deux vidéos pour le prix d'une !

 

Je suis tombée par hasard l'autre jour sur cette chanson dont Françoise Hardy avait été la créatrice en 1964.

Ecrite en 1962 par Cécile Caulier en collaboration avec Jacques Lacombe, "Mon Amie la Rose" attend son interprête au fond d'un tiroir.

 

Françoise voudra se lancer dans l'aventure et c'est contre les réticences de son directeur artistique qu'elle enregistre le titre.

Relégué en fin d'album, celui-ci connaîtra néanmoins le succès qu'on lui connait et deviendra l'une des chansons emblématiques de la chanteuse.

 

Beaucoup de charme, une voix douce, une ambiance romantique teintée de nostalgie sur la réalité du temps qui passe...

 

 

Mais en 2000, une nouvelle interprétation de "Mon Amie la Rose" voit le jour.

 

Très différente de celle de Françoise Hardy, celle-ci déborde de langueur, de sensualité et des volutes de l'Orient.

Mais on y retrouve la même nostalgie et l'esprit du texte est bien là.

 

Natacha Atlas reçoit le Prix d'Interprétation Féminine des Victoires de la Musique cette même année pour sa magnifique version.

(bon le clip est pas terrible par contre...)

 

 

     MON AMIE LA ROSE
(Paroles : Cécile Caulier / Musique : Cécile Caulier, Jacques Lacombe 1964)



On est bien peu de chose
Et mon amie la rose
Me l'a dit ce matin
A l'aurore je suis née
Baptisée de rosée
Je me suis épanouie
Heureuse et amoureuse
Aux rayons du soleil
Me suis fermée la nuit
Me suis réveillée vieille

Pourtant j'étais très belle
Oui j'étais la plus belle
Des fleurs de ton jardin

On est bien peu de chose
Et mon amie la rose
Me l'a dit ce matin
Vois le dieu qui m'a faite
Me fait courber la tête
Et je sens que je tombe
Et je sens que je tombe
Mon cœur est presque nu
J'ai le pied dans la tombe
Déjà je ne suis plus

Tu m'admirais hier
Et je serai poussière
Pour toujours demain.

On est bien peu de chose
Et mon amie la rose
Est morte ce matin
La lune cette nuit
A veillé mon amie
Moi en rêve j'ai vu
Eblouissante et nue
Son âme qui dansait
Bien au-delà des nues
Et qui me souriait

Crois celui qui peut croire
Moi, j'ai besoin d'espoir
Sinon je ne suis rien

Ou bien si peu de chose
C'est mon amie la rose
Qui l'a dit hier matin.

24.09.2009

Fin d'été...

...plus qu'une fin d'été puisque nous entrons dans l'automne, oh bien discrètement, sur la pointe des pieds en ce qui concerne la Provence.

Car le temps est digne du renom de la région, chaud, ensoleillé mais supportable en cette saison. Que l'on ne s'y trompe pas cependant car les jours diminuent bien et la lumière se transforme peu à peu pour prendre sa vivacité si typique des demie-saisons.

 

Tiens, si on mangeait, ça fait longtemps !

 

Profitons des derniers légumes d'été avec cette

 

Tarte provençale à la mozzarella

 

Pour 6 personnes

150 g de mozarella

3 tomates

3 courgettes

3 oeufs

20 cl de crème fraîche

300 g de pâte brisée

 

Ebouillantez, pelez et épépinez les tomates

Coupez leur chair en dés, mettez les dans une passoire saupoudrez de sel et laissez égoutter 30 minutes

Lavez séchez et coupez les courgettes en rondelles sans les éplucher.

Plongez les dans l'eau bouillante salée et laissez cuire 3 minutesà la reprise.

Egouttez les puis séchez les bien sur du papier absorbant.

Etalez la pâte dans un moule beurré et fariné.

 

Allumez le four th. 7 ( 210°C)


Coupez la mozarelle en petits dés.

Disposez les courgettes épongées sur le fond de tarte en intercalant les dés de tomates égouttées et la mozarella.

Battre les oeufs avec la crème, salez, poivrez.

[ici s'ajoute un parfum éventuel : basilic ciselé, muscade...]

Nappez les légumes de l'appareil.

 

Enfournez 10 minutes, puis baissez le thermostat sur 6 (180) et laissez cuire 30 à 35 minutes.

Servir chaud ou tiède.

Avec un bon rosé de Provence, bien sûr !

 

Bon appêtit !

 

Le truc de Cigale :

pour éviter l'eau au fond de la tarte, je saupoudre un peu de chapelure fine

 

Tarte provençale mozarella.JPG

 


 

21.09.2009

Petits malheurs (5)

Résumé de l'épisode précédent ICI : au sortir de la fourrière où je viens de récupérer ma voiture grâce à ma belle-soeur, je compte sur cette dernière pour m'orienter sur la route me permettant de rentrer chez moi. Mais les choses ne se passent pas exactement comme il faudrait et je suis engagée sur une autoroute dans la mauvaise direction, avec peu d'essence en réservoir.

 

Je roule attendant avec impatience la sortie du prochain village.

Mes yeux ne quittent pas le compteur et je constate avec horreur que les chiffres indiquant les kilomètres restants avant la panne d'essence fonctionnent de façon plutôt anarchiste : ils ne diminuent pas régulièrement mais d'un seul coup (de 50 cela passe à 47 !). Le voyant orange allumé en permanence depuis le chiffre 99 n'est pas là pour me rassurer. Il ne manque plus que le compte à rebours dans le genre voix suave de GPS...

 

Une sortie arrive enfin. Un rapide calcul mental me fait dire de façon optimiste que je devrais pouvoir rentrer normalement à condition de ne plus me planter de route !! Mais cela va être chaud !

Quoi qu'il en soit mon obsession est maintenant de prendre de l'essence dès la première pompe rencontrée ! Avec un peu de chance, le village aura une station...

 

Pour la chance, ce n'est décidément pas mon jour, car le village n'a rien, il semble d'ailleurs complètement dénué du moindre commerce et ce n'est pas encore maintenant que je vais pouvoir faire le plein. Non seulement il n'y a pas de commerces, mais sur les rares panneaux il n'y a pas la direction que je souhaitais prendre... Je reste donc sur la route principale, une minuscule départementale. Je m'aperçois au bout d'un moment que je longe l'autoroute (ce qui me confirme que je ne suis pas sur la route que je comptais prendre) et que visiblement je me dirige vers Aix.

 

Cette fois c'est cuit, une chose est certaine je ne rentrerai pas sans prendre de l'essence ! Je commence à me résigner à la fatalité de la panne et réfléchis avec angoisse que faire dans cette situation tandis que les chiffres du compteur continuent leur descente folle.  J'essaie de garder une vitesse constante et roule au point mort  autant que possible.

 

panne-essence.jpgJ'entre dans une petite zone commerciale. Ah ! Il va bien y avoir de l'essence ici ! Soudain mon coeur fait un grand bon en voyant de l'autre côté une grosse station orange. Un immense soupir de soulagement s'échappe de ma poitrine oppressée. Je suis sur une double avenue  et je dois faire demi-tour au rond point suivant puis revenir sur mes pas pour accéder à la station. Mais au moment de m'engager vers les pompes.. je tombe sur des plots : la station est fermée !

 

Nooooonnnn !! Il faut que je revienne en arrière pour reprendre ma direction au rond-point précédent. Là je commence vraiment à m'inquiéter de ces distances non prévues. Mon moral baisse autant que mon niveau d'essence...

 

Mon compteur marque 33 maintenant. Je suis aux portes d'Aix et trouver une pompe en ville ne va pas être facile.

On pourrait penser que 33 suffit largement mais l'Homme m'a expliqué que les jauges ne sont pas fiables et n'indiquent pas forcément la quantité exacte. De plus la panne d'essence tombe avant que le réservoir ne soit totalement vide.  Je dois être vraiment très proche de ce moment...

 

Mais la roue tourne enfin et je vois flèché " Géant Cas*n* ".

Sauvée !

Cette fois je suis bien sauvée ! Oui il y a bien une station essence et je vois même des voitures qui se servent.

 

Je réalise soudain qu'il est tard et que l'Homme doit s'inquiéter. Alors que je suis garée en attente d'une pompe - moteur éteint - (oh le doux bruit de l'essence qui coule dans le réservoir...) j'appelle la maison et raconte brièvement mon aventure fourrière puis stress d'essence.  Je n'ai pas pris garde que ma vitre était ouverte et je vois soudain le type qui fait le plein devant moi tourner la tête et me regarder avec un sourire goguenard. Étant légèrement irritée, je lui lance un regard assassin.

 

C'est mon tour. Contact : rien. Je recommence : rien, la voiture fait un bruit de voiture qui ne veut pas démarrer. Après toute cette journée forte en émotion, je reste zen car je suis à un mètre de la pompe et je trouverai bien une âme charitable pour pousser la voiture jusqu'à l'essence. Finalement au troisième essai, la voiture démarre.

 

Je crois que cette fois-ci, je l'ai vraiment échappé bel !

 

 

20.09.2009

37-VDD/Sabine Azéma dans Tanguy

Sabine Azéma est née le 20 septembre 1949 à Paris.

Elle fête donc aujourd'hui son soixantième anniversaire.

Atrice allant de l'espiègle au dramatique, elle reste très drôle dans ses rôles de bourgeoise un peu coincée.

Elle obtient le César de la meilleure actrice pour son rôle dans

"Un dimanche à la campagne" de Tavernier.

Actrice fétiche d'Alain Resnaie, elle en deviendra la compagne.

Antoine Chatiliez la met en scène dans ses comédies de moeurs " Le bonheur est dans le pré" ainsi que "Tanguy"

Sabine Azéma tourne souvent en compagnie d'André Dussolier et il faut avouer que le cocktail est savoureux !


Voici un extrait du film Tanguy, où le couple Azéma - Dussolier fait tout son possible pour chasser de la maison le fils qui s'incruste.


La scène du petit déjeuner est vraiment hilarante !

 

18.09.2009

Petits malheurs (4)

Résumé : j'ai passé l'après-midi en ville à faire des examens médicaux qui confirment une hernie cervicale contractée cet été . Mais au moment de reprendre ma voiture, celle-ci a disparu et se trouve en fourrière dans la périphérie glauque de la ville. Ma belle-soeur a eu la gentillesse de m'y conduire en voiture et après bien des périples pour trouver l'endroit, je me crois sauvée et pense être chez moi dans l'heure qui suit, mais je me trompe...

 

Avant de continuer ce récit plein de suspens, il faut que j'avoue un travers de ma personnalité, non des moindres car il m'a souvent joué de mauvais tours : je n'ai aucun sens de l'orientation ! Mais quand je dis aucun, c'est vraiment rien ! Combien de fois ne me suis-je égarée en randonnée (en compagnie de copines pas vraiment mieux que moi d'ailleurs à ce sujet)  affirmant avec beaucoup d'aplomb que " c'est par là " alors que des promeneurs rencontrés et interrogés au bout d'un temps d'errance plus ou moins long, nous apprennent  avec un sourire ironique que c'est en réalité exactement de l'autre côté (ça alors ! c'est incroyable, j'aurais juré...). Ce travers tourne à la catastrophe lorsque mon esprit est perturbé, je deviens incapable de raisonner et prend l'aspect d'une poule qui panique et traverse juste au moment où arrive la voiture.

 

Donc ignorant déjà totalement à quel point cardinal je me trouve d'Aix en Provence je propose à ma belle-soeur de la suivre en voiture alors qu'elle rentrera chez elle sachant que par la suite je n'aurai aucun mal pour trouver mon chemin. Seulement voilà, c'est sans compter les raisonnements parfois bizarres pour ne pas dire compliqués de ma belle-soeur (du genre pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué)...

 

Nous démarrons. Au bout de cinq minutes, mon téléphone portable sonne. Il est au fond de mon sac qui se trouve par terre devant le siège passager. Je ne répond pas, je ne téléphone jamais au volant, mais je sais que c'est elle qui m'appelle, et ce téléphone qui sonne commence à me stresser. Comprenant que je ne répondrai pas, elle s'arrête finalement en bordure de la route pour me dire qu'elle va me conduire sur l'autoroute qui me ramène chez moi, mais que à un moment donné, elle tournera à une station essence et il ne faudra pas que je la suive mais continue tout droit. Je dois faire un drôle de regard car elle me demande " ça va ? tu as bien compris ? " .  "Oui, oui, à la station je continue tout droit".

 

autoroutes.jpgLe mini convoi repart et je la suis, confiante, sur l'autoroute (qui sont des voies gratuites autour de la ville). Première bifurcation, je la suis  mais ne reconnais toujours rien. Soudain, elle met son clignotant à droite et il me semble reconnaître parfaitement l'endroit ! Oui voilà c'est là qu'il faut tourner (ici intervient le syndrôme poule car si j'avais mieux regardé, j'aurais vu qu'il n'y avait pas de station essence...) Alors qu'elle s'engage tranquillement dans la bretelle de droite, j'accélère un peu pour me mettre à son niveau (non sans lui avoir fait des appels de phares pour bien lui faire saisir que j'avais compris) et en passant à côté d'elle je lui fais un coucou de la main avec un grand sourire !

 

La vision que j'ai à cet instant me fera hurler de rire pendant un bon moment par la suite (malgré  une situation guère brillante) : je vois le visage de ma belle-soeur totalement éberlué, les yeux écarquillés comme des soucoupes, regardant ma voiture dépasser la sienne alors qu'elle devrait se trouver derrière ! Instantanément elle se met à klaxonner comme une malade et je comprends immédiatement que je me suis trompée. Ici intervient à nouveau le syndrome poule il m'est impossible de revenir derrière elle et comme j'entends son klaxon de folle, j'en déduis que je suis encore sur la mauvaise voie et prends subitement la voie de gauche.  La poule dans toute sa splendeur !

Bien sûr le téléphone se met aussitôt à sonner. Tu peux toujours courir je ne risque pas de décrocher sur l'autoroute  et j'ai bien compris que je m'étais plantée. Tiens d'ailleurs je vois une pancarte " Bienvenue sur Escota ". Meeeerde ! Cette fois-ci je suis vraiment sur l'autoroute il va falloir payer.

 

Je ne sais pas du tout où je vais mais je roule, je sais qu'on ne se perd pas sur l'autoroute. Le téléphone ne cesse de sonner, au moins dix fois. Pour trouver un peu de tranquillité je m'arrête sur un "refuge" et appelle le portable de ma belle-soeur qui me dit aussitôt :

 

- " Tu t'es trompée, c'était pas là ! " . Oui, merci...

 

Nous faisons le point sur la situation, j'ai déployé la carte à côté de moi, mais je ne sais toujours pas dans quelle direction je vais. Le soleil que j'ai pile en face de moi et dans les yeux car l'heure avance nous fait dire que je vais vers l'Ouest (donc pas du tout ce qu'il faut, mais est-il besoin de le préciser). Je décide de sortir au prochain village.

 

C'est alors que mes yeux tombent sur le compteur électrique de ma voiture et que j'ai un sentiment de "cerise sur le gâteau"  :  il me reste 50 kilomètres à parcourir avant de tomber en panne d'essence.

 

Je suis blonde et cela va être la honte intégrale !

 

à suivre...


16.09.2009

Dis moi comment tu lis, je te dirai qui tu es...

Il y a quelques temps, Jeanne a répondu à un tag sur la lecture. Etant dans sa liste de préposées au tag, voici mes réponses.


1 - Plutôt corné ou marque page ?

Marque page sans hésitations, je déteste corner les pages ! Tout comme je n'aime pas ouvrir un livre en grand pour ne pas casser la reliure (oui je suis un peu maniaque)


2 - As-tu déjà reçu un livre en cadeau ?

Probablement, mais ce n'est pas le cadeau que je préfère à moins que la personne qui offre connaisse parfaitement mes goûts ou veuille me faire découvrir les siens à bon escient.


3 - Lis-tu dans ton bain ?

Cela m'arrive, le bain est un moment de détente et la lecture un moment de plaisir alors pourquoi ne pas les associer ? Mais à trop me détendre, il m'arrive de m'endormir (oui je pose le livre avant qu'il ne tombe dans l'eau !)


4 - As-tu déjà pensé à écrire un livre ?

Oui au moment de ma maladie j'y ai pensé pour témoigner, raconter mon vécu sur le cancer. J'avais même commencé à griffonner quelques pages. Cela n'a pas duré vous vous en doutez...


5 - Que penses-tu des séries de plusieurs tomes ?

Que c'est bien souvent pour faire du fric ! La fameuse saga Harry Potter en est l'exemple type !


6 - As-tu un livre culte ?

Non plus maintenant. Mais j'en ai eu quand j'étais jeune alors que j'étais sûrement en quête d'identité. Il s'agissait de trois livres en fait que je nommais ma trilogie :

LdV.jpg- Le petit prince de St Ex

- Le prophète de K. Gibran

- Principes et préceptes du retour à l'évidence de Lanza Del Vasto (mon gourou de l'époque ;-)


7 - Rencontrer ou non l'auteur du livre ?

Heu...oui... non...bof... ?


8 - Aimes-tu parler de tes lectures ?

Non pas spécialement. La lecture est solitude pour moi, je visualise les personnages au gré des descriptions faites par l'auteur et je crée son univers à ma sauce. Pourquoi en parler, chacun a son propre univers... ? C'est la raison pour laquelle  également  je n'aime pas voir les films tirés des livres que j'ai déjà lu.


9 - Comment choisis-tu tes livres ?

Un peu au hasard : flânerie dans une librairie, un titre m'appelle (je tombe parfois complètement à côté !), un succès national (comme L'élégance du hérisson mais que je n'ai pas aimé - oui il m'arrive d'être à contre-courant mais cela ne me gêne pas) quelqu'un qui parle bien d'un livre et me donne envie de le lire etc...


10 - Aimes-tu relire ?

Non pas du tout. La lecture c'est aussi la joie de la découverte. Relire m'ennuie. Mais je garde néanmoins précieusement les livres que j'aime.


11 - Une lecture inavouable ?

Je ne vois pas ce qui est inavouable. J'assume ce que je lis. D'accord, j'évite peut-être de mettre Histoire d'O au sommet de ma pile de livres à la caisse de la librairie (mais c'est juste pour ne pas choquer la douairière qui me suit...)


12 - Des endroits préférés pour lire ?

J'aime lire en vacances, dans le jardin, le soir au lit parce que dans la journée mon temps est bien occupé devant l'ordinateur, dans les salles d'attente et même parfois en voiture quand le livre est passionnant (non je ne suis pas au volant)


13 - Un livre idéal serait pour toi ?

Celui qui me transporte dans son monde au point d'oublier le mien.


14- Lire et manger ?

Non, je ne sais pas faire, quand je lis, je lis, quand je mange, je mange ! Je suis très basique comme fille finalement !


15 - Lecture en silence, en musique, peu importe ?

Surtout pas en musique car mon esprit serait invariablement attiré vers elle et donc pas concentré sur ce que je lis. Par contre, lire à côté d'un marteau-piqueur ne me gênerait pas du tout !


16 - Le Livre te tombe des mains, tu vas quand même jusqu'au bout ?

Non. Cela m'est arrivé il y a peu avec Les déferlantes de C. Gallay son style  d'écriture m'est insupportable, j'ai arrêté très rapidement.


17 L'auteur que tu regrettes de ne pas avoir lu ?

Il y en a tellement...


18 - Ton livre de chevet tout de suite ?

Un tome de La Pléïade avec Julien Green bien sûr !

 

PS: Je ne tague personne, ceux qui veulent reprendre le jeu me le disent et je les inscris


Taggée : framboisine



14.09.2009

Petits malheurs (3)

Lundi dernier j'avais rendez-vous dans un centre spécialisé pour faire le scanner cervical puis dans la foulée un autre rendez-vous avec le neurologue pour l'examen de la chaise électrique d'électroneuromyogramme (ne me demandez pas ce que c'est, je ne sais pas, ce que je sais c'est qu'on se prend des châtaignes !)

 

Entre les deux, du temps libre pour flâner dans la belle ville d'Aix en Provence.

 

Le scanner se passe bien.

Secrétaires médicales aimables et souriantes (si si, ça existe...) qui s'y connaissent et qui expliquent. Que demande le peuple hein ?!

On attend le résultat une petite d'1/2 heure. J'ouvre l'enveloppe et lis la confirmation d'une hernie discale exactement à l'endroit qu'avait mentionné le neurologue lors du premier rendez-vous (C6 C7). Bravo ! Bon, ça c'est fait.

 

J'attends ma belle-soeur à qui j'ai donné rendez-vous dans le temps compris entre les deux rendez-vous, assise sur le banc d'un jardin public (qui me fait mal au dos comme tous les bancs de jardin public). J'ai oublié mon livre aussi je regarde les gens. Il y a là un papa avec son jeune enfant (1 an 1/2 environ). Ils s'amusent bien tous les deux, c'est sympa à voir. J'ai la cote avec le petit qui me fait de grands sourires et des grands gestes de la main !

Puis arrive un groupe de quatre petites adolescentes (13 14 ans, l'âge bête s'il en est). Ce sont déjà de "petites aixoises" avec lunettes de soleil branchées et peau bien bronzée. Elles s'amusent comme des gamines dans le bassin où elles poussent des cris stridents lorsqu'elles reçoivent une goutte (il y a 3 jets d'eau). Je souris, car je me remémore au même âge et je crois que j'aurais pu faire pareil, en compagnie de copines...

 

Papotages enfin avec C. autour d'un verre. Sympa. Elle me conseille d'aller chez le neurologue à pieds n'étant pas très loin du cabinet ce qui permettra de laisser ma voiture en place sur le parking où je l'ai posée. Ce que je fais.

Ayant un peu d'avance sur le rendez-vous j'en profite pour visiter cette rue très calme bordée de maison de maître ou d'hôtels particuliers.  Je n'ose imaginer le prix de telles maisons ! Mais ne comptez pas voir la moindre parcelle de jardin ou d'intimité de ces gens : les propriétés sont fermées de hauts murs en pierre munis de grands portails en fer totalement opaque.

 

La visite chez le neurologue se déroule très bien mis à part les châtaignes. Suite des opérations : consulter un neurochirurgien pour  faire le point sur une éventuelle infiltration. La secrétaire arrive à me faire avoir un rendez-vous en fin de la semaine (pour éviter les 3 mois d'attente habituels...)

J'espère que tout cela prendra fin rapidement, cela fait plus d'un mois aujourd'hui que j'ai le doigt comme dans un étau en plus des douleurs  diffuses dans le bras et le point dans l'épaule...

 

Les visites sont terminées, je suis contente de rentrer. Mais arrivée sur le parking, une surprise de taille m'y attend : ma voiture a disparu !

 

Il faut bien se faire une raison : elle doit se trouver en fourrière car...

 

... [ Le parking étant archi plein à mon arrivée,  n'ayant plus le temps nécessaire de chercher une place (introuvable dans ce quartier) avant mon rendez-vous de scanner, je me suis garée sur le parking attenant, celui des cars où il y avait déjà quelques voitures en stationnement, et franchement cela ne gênait en rien ni les cars potentiels, ni leurs manoeuvres ! Seulement voilà, Sarkosy ayant demandé une rentabilité maximale à la police, et les camions de la fourrière pouvant manoeuvrer à l'aise sur ce parking (sans cars) ils n'allaient pas se priver. Toutes les voitures ont été enlevées et le propriétaire du camion pizza garé juste en face m'a confirmé que c'était comme ça plusieurs fois par jours.]

 

Coup de fil de détresse à la belle-soeur pour qu'elle vienne me chercher et me conduise à la fourrière (car je pars sur cette hypothèse et non sur celle d'un vol).

fourriere.jpgTrajet épique pour trouver la fourrière dont on ne connaît pas l'adresse si ce n'est une vague description donnée par le monsieur pizza. Que C. ne compte pas sur moi, j'ai la tête complètement à l'envers avec toutes ses émotions et je ne connais pas du tout ces quartiers d'Aix en Provence !

 

Nous finissons par trouver la fourrière, oui, ma voiture s'y trouve bien, oui je fais marcher le tiroir caisse (pas le choix). C'est la première fois en trente ans de conduite que je retrouve ma voiture en fourrière.

 

Je me crois sauvée ayant récupéré ma voiture et pense pouvoir rentrer (enfin) tranquillement chez moi.  Mais je me trompe lourdement et ne suis pas encore au bout de mes peines...

 

à suivre...

 

13.09.2009

36-VDD/ Le cafard

 

Cette semaine j'ai besoin de vous.

 

Voici une  vidéo que je trouve très bien réalisée graphiquement, musicalement.

Le problème c'est que je n'y comprends rien !

Mais vraiment rien de rien.

 

J'attends vos lumières ! Merci.

 

07.09.2009

Cette fois encore...

C'est pas vrai !


Je viens encore d'oublier l'anniversaire de ce blog !


Je vais finir par croire qu'il s'agit d'acte manqué.


Donc c'était hier l'anniversaire, le 6 septembre, et il a maintenant 2 ans.


J'arrive pas à le croire !!!

 

2-ans.gif

Merci pour votre fidélité à mes babillages.

 

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