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31.08.2009

Petits malheurs (2)

Résumé de l'épisode précédent ICI

 

Sur le moment, je ne sentis rien et la journée continua sur son rythme tranquille.

 

Je fus réveillée subitement en pleine nuit par une douleur absolument insupportable au niveau de l'épaule !

J'avais  l'impression d'avoir le dessus de l'épaule serré dans un étau, la douleur partait du cou, encadrait l'omoplate du dos  non sans créer au passage un point du genre " on te transperce avec un couteau " et s'étendait dans le bras  entier jusqu'à la main. Je m'assis sur le lit et  tentai plusieurs mouvements de bras pour essayer de trouver une position de façon à amoindrir cette douleur, mais rien n'y faisait. J'en avais le souffle coupé !

 

Je pris du paracétamol qui, pour une fois et à mon grand désarroi, ne fit aucun effet. Je passai le reste de la nuit à me tourner dans tous les sens afin de trouver une position sans douleurs mais en vain. Au petit matin, je constatai en prime des picotements (des fourmis) dans le pouce et l'index de la main et je pris peur.

Peur d'attraper ce qu'on appelle le gros bras

 

Comme je l'ai mentionné, la maison où nous résidions se situe au fond d'une vallée perdue dans un village de peu d'âmes. Il n'y a pas de médecin et de toute façon à cette heure matinale, nous n'aurions trouvé personne.

 

Sur mon insistance, l'Homme appelle donc le Samu. Après être baladé de standard en standard, il tombe sur un médecin qui lui affirme que ce n'est probablement pas très grave, que non je n'ai pas mal, et que non, je n'aurai pas " le gros bras".  A la question de l'Homme qui  demande à ce que je sois soulagée de cette douleur, le médecin déclare que vu où nous nous trouvons, non il n'y aura pas de médecin et que de ce fait,  oui, nous pouvons aller aux urgences de la ville la plus proche (à 35 kilomètres quand même).

 

Je passe sur le trajet en voiture que je vous laisse imaginer...

 

Aux urgences on nous reçoit assez rapidement si on relativise. Dans une grande salle pleine d'appareils, la jeune femme me fait asseoir sur un petit tabouret le plus loin possible du bureau où elle se trouve (non, je n'ai encore pas le H1N1...) ! Après avoir écouté distraitement mes mésaventures, elle daigne venir vers moi et me dit:

- " C'est là que vous avez mal...?" en montrant mon épaule.

Oui c'est là, entre autre. Elle retourne à son bureau et tape sur l'ordinateur une ordonnance de médicaments qui shoot

- " Prenez ce traitement pendant 4 jours, si les symptômes persistent, faites des examens complémentaires."

minerve.jpgVoilà, cela a duré moins de cinq minutes, il n'y a pas eu d'examen clinique, mais je repars quand même avec une minerve (très agréable l'été par 34° à l'ombre).

 

 

 

30.08.2009

34-VDD/ EMI- Esma

Je profite de la fin de mes vacances pour classer mes Vidéos Du Dimanche.

C'est en cours, pas encore terminé, mais elles seront toutes numérotées et porteront le titre de la vidéo mise en ligne.

Plus facile ainsi de retrouver une vidéo et pour moi, d'éviter les doublons...

 

Aujourd'hui, encore une très belle vidéo de l'ESMA.

Egaré dans un monde onirique, un père tente de sauver sa fille.

Voici EMI

 

 

28.08.2009

Petits malheurs (1)

Si le séjour à la mer s'était déroulé comme il se doit, il n'en fut pas de même avec les vacances à la montagne.

 

Certes je pourrais raconter que les problèmes que je vis actuellement sont liés à une super randonnée,  peut-être même une course en montagne avec nuit en refuge et tout et tout, mais c'est beaucoup plus simple, plus bête et moins noble que ça.

 

J'ai joué au déménageur !

 

Oui, vous pouvez ricaner bêtement car je sais que vous savez que Cigale possède une force de poulet ! Alors jouer au déménageur, faut pas s'étonner après d'avoir des problèmes hein !

 

Ainsi donc, l'Homme avait décidé de faire (un peu) de travaux dans l'appartement de famille qu'il possède au fin fond d'une vallée perdue. Ces travaux consistaient à remplacer un vieux chauffeau commençant à donner des signes inquiétants d'usure ainsi qu'une fin de vie imminente.

Il fallut donc descendre du plafond de la salle d'eau le vieux chauffeau - qui faisait quand même 100 litres - et pesait pas loin de 60 kilos à cause du tartre accumulé depuis toutes ces années.

 

Non, ne rêvez pas, je n'ai pas proposé à l'Homme de l'aider (j'ai conscience de ma force tout de même). Un cousin présent dans la maison familiale avait offert ses services et je m'en réjouissais.

 

Donc un après-midi,  je fus progressivement tirée de ma sieste par moult grognements, râles et bruits sourds  laissant penser que des inconscients portaient une charge très lourde.

 

Koala.jpgAvec la rapidité du koala au réveil, j'allai donc voir où en était la manoeuvre afin d'encourager les mâles car je sais que c'est bon pour le moral des troupes.

 

Le tableau ne manquait pas de piquant en effet !

 

D'un côté, le cousin  (fil de fer, sportif, très musclé) juché sur un escabeau branlant, les muscles bandés au maximum, suant à grosses gouttes et  de l'autre, l'Homme, à moitié disparu derrière le chauffeau, la joue écrasée contre le carrelage de la salle d'eau,  essayant de soutenir le tout.

 

Bigre, la situation paraissait scabreuse ! Par politesse, je demandai d'une petite voix :

 

- " Vous voulez que je vous aide...? " sans faire le moindre mouvement.

 

J'attendais une réponse du style :

 

- " Non, non, t'inquiète pas, on maîtrise ! "

 

Mais je reçus de la part du cousin au milieu d'un râle :

 

- " Ouais... si tu pouvais... ce serait pas mal..."

 

Bien que cette réponse n'était pas celle attendue et ne me réjouissait pas plus que ça, je m'élancai vers les deux travailleurs et levai les bras afin soutenir le chauffeau.

 

Soyons honnête même s'il m'est difficile de le reconnaître : il ne se passa rien, mais alors strictement rien ! Imaginez des pattes d'oiseaux poussant une poutre, vous aurez une image proche de la scène.

 

chauffeau1.jpg

Néanmoins, l'horrible chauffeau descendait progressivement grâce aux deux costauds. Lorsqu'il fut à ma hauteur, je décidai de le porter sur l'épaule, puisqu'il fallait bien reconnaître que les bras ne servaient pas à grand chose. Ce fut un net progrès (pour les deux autres) et je constatai à cet instant qu'effectivement le chauffeau était vraiment très lourd ! Cela permit à l'Homme de contourner l'engin afin de le saisir de l'autre côté pour finir de le descendre à terre.  Ma participation s'arrêta là sans regrets.

 

 

En moins d'une minute, je venais - sans le savoir encore - de me pourrir toutes mes vacances et probablement la vie pour plusieurs mois...

 

à suivre...

25.08.2009

De saison

 

Pas trop le temps d'écrire en ce moment, c'est la ronde des médecins et des examens (problème musculaire)


Je ne sais plus si je l'avais déjà mise celle-ci, mais elle m'amuse bien !

 

 

Joe.jpg

La prochaine note pour bientôt

 

23.08.2009

33-VDD/ hadopi selon Bénédicte

 

Elle s'appelle Bénédicte, c'est une gentille fille, je l'aime beaucoup ! :-D

Elle ne laisse pas indiffférent, soit on adore soit on déteste.

Je précise que c'est du second degré (car beaucoup la prenne au premier, elle est donc excellente)

J'ai choisi son sujet sur Hadopi, mais n'hésitez pas à regarder ses autres vidéos.

 

21.08.2009

Cigale à la plage (2)

Sur la plage, j'essaie de ne pas trop regarder dans la même direction, histoire de rester discrète et ne pas montrer aux gens que je les regarde afin de faire une thèse sur leur comportement.

De plus je me cache derrière mes lunettes de soleil qui sont très noires ce qui me permet d'avoir la tête dans une direction mais les yeux regardant sur le côté. Oui je suis chafouine parfois...

 

Sauf ce jour-là. Je n'ai pas pu. J'étais comme au cinéma, impossible de détacher mes yeux de cette petite famille, et qu'est-ce que j'ai ri !

 

Arrive donc un jeune couple (entre 25 et 30 ans) avec 2 enfants. Un beau couple, des sportifs visiblement. Lui , grand et mince avec des muscles juste comme il faut, elle, un corps d'athlète sans aucun signe de ses deux grossesses. Elle est blonde comme les blés et possède le type nordique.

 

La famille a du venir à vélo car ils enlèvent les casques de la tête des enfants.

 

Au début, je ne prête pas plus attention à eux, c'est une famille qui vient de s'installer, point.

Mais très rapidement, la petite fille va attirer mon attention puis carrément m'envoûter. Car il émane de cette enfant une force qui vient du plus profond d'elle-même.

 

La petite doit avoir dans les 3 ans et son frère autour de 5 ans. Ils ont hérité de la blondeur de leur maman. Si le garçon est menu et plutôt assez fin comme son père, la petite, sans être grosse, est charpentée solidement !

Elle possède une énergie comme j'ai rarement vu chez un enfant de cet âge ! Elle est complètement obsédée (et le mot est faible) par la mer ! A peine tartinée de crème - ce qui est rapide car elle porte un tee-shirt -, la voilà qui s'élance dans l'eau. Les 21° ne la dérangent pas-du-tout ! Elle tombe ? Elle se relève aussitôt et cours dans l'eau.

 

planche.jpgLes parents sont venus avec une planche. Le petit garçon joue une peu avec cette planche, mais visiblement, cela ne le passionne pas plus que ça. Aussi il retourne vers les serviettes et commence à creuser.

 

La petite n'attendait que ça. Au début, c'est sa maman qui tire la planche avec la petite dessus. Parfois, le bateau se renverse et j'imagine que l'enfant boit la tasse. Mais elle remonte aussitôt sur la planche, souvent sans y parvenir complètement, elle est donc cramponnée sur le ventre avec les jambes qui pendent dans l'eau. C'est très drôle ! Le petit train redémarre et ce petit jeu dure environ un quart d'heure.

 

Mais maman ne s'amuse pas trop et préfèrerait se faire bronzer. Aussi elle confie la planche à sa fille puis va s'entendre sur sa serviette. Pendant ce temps, fiston et papa creuse le sable pour arriver jusqu'en Chine.

 

Ce sont des parents attentifs et proches de leurs enfants. Certes, la mère s'est allongée mais toutes les dix secondes, elle lève la tête pour surveiller sa fille. T'inquiète ma belle, moi aussi je la surveille ta fille !

 

La petite est de plus en plus hystérique. Son nouveau jeu consiste à tirer la planche depuis le sable ce qui doit être lourd pour elle, rentrer dans l'eau jusqu'à la taille puis de revenir vers la berge toujours tirant la planche en s'arc-boutant sur ses petites jambes et forçant l'eau pour avancer.

Cela avec une frénésie quasi maladive !

Elle ne regarde pas s'il arrive des gens sur la plage, elle tire sa ficelle et basta. Les promeneurs dont elle coupe le passage la regarde avec amusement, car le tableau n'est pas courant et comme elle est toute petite mais pleine d'énergie, c'est très drôle.

 

Je ne peux m'empêcher de penser que cette enfant est faite pour l'eau, j'en suis certaine ! Souvenez-vous de ce billet. Je suis réellement à deux doigts de me lever et d'aller discuter avec la maman. Mais je n'ose pas, du genre " de quoi elle se mêle celle-là"...

 

Mais toutes les bonnes choses ont une fin et après vingt minutes (quand même) de tirage de planche par la petite , maman décide qu'il est temps d'arrêter et de laisser la planche au grand frère. D'ailleurs elle-même souhaite aller nager.

 

Et là c'est le drame !

 

bebe pleurs.jpgL'enfant pleure toutes les larmes de son corps, elle se cramponne à la ficelle que la maman tient l'air de rien solidement  de l'autre côté, elle trépigne sur place  et ses pleurs emplissent comme une sirène d'avertissement l'endroit où elle se trouve. Ce n'est pas un caprice mais une détresse bien réelle ! La maman s'est accroupie au niveau de sa fille et lui parle à l'oreille.

 

J'ignore ce qu'elle dit, mais visiblement cela ne convient pas à sa fille qui fait non de la tête tout en pleurant de plus belle.

 

Bien sûr, c'est la maman qui emporte la partie en ramenant la petite vers les serviettes, calmement, sans cris, sans violence. Elle essuie sa fille, lui met une casquette et ses petites lunettes de soleil sportives (tiens genre Rapetou aussi) pendant que la petite continue son gros chagrin. Je suis  très amusée par cette scène tragico-comique, tout en étant triste pour l'enfant je me dis : " pourquoi pas encore un peu, elle s'amuse tellement bien ! " Mais en y réfléchissant, je conviens que la mère a raison de ne pas céder car avec un enfant à fort caractère, ce qui a l'air d'être le cas, c'est le début de la brèche...

 

Après s'être bien occupée de sa fille elle part nager. La petite va juste au bord de l'eau en pleurant de plus belle pour être dans l'eau avec sa mère, mais elle n'y met pas le pied. Comprenant enfin que c'est sans appel, elle revient penaude auprès du papa (qui surveillait sa fille du coin de l'oeil), puis avisant le petit arrosoir bleu qui traînait près du trou gigantesque, elle se dit que finalement, ce serait pas mal de remplir ce dernier.

 

Et voilà comment on passe d'un gros chagrin à une nouvelle joie.

A trois ans...

 

PS : et pendant que j'observais cette famille, un type m'observait moi (le traitre) mais chuuut, ce sera dans un prochain épisode...

19.08.2009

Mordu par une araignée

Il s'en passe de belles dans notre Midi !

Alors qu'il faisait la sieste (ben oui hein, c'est le Midi), un homme habitant Orange a été piqué au bras.

La suite assez surprenante ici :

http://www.laprovence.com/articles/2009/07/29/876165-Fran...

 

Bon inutile de lancer la psychose sur les araignées, merci.

 

17.08.2009

Cigale à la mer

Si la première semaine de mes vacances fut agréable, en bord de mer sur des plages suffisamment grandes pour que l'on ne soit pas les uns sur les autres, il n'en fut pas de même des jours suivants. Mais ceci sera pour les prochains récits.

 

J'ai mis du temps à me faire à l'eau, à la mer. Peut-être parce que nous n'y allions jamais étant enfants, ma mère en ayant décidé ainsi.

L'Homme me raconte inlassablement ses vacances en Bretagne, la pêche aux coquillages, les marées, l'ambiance typique familiale des plages de l'Ouest. Je n'ai pas connu tout ça.

J''ai longtemps été réticente à aller à la mer comme on dit. J'avais peur d'avoir trop chaud, peur de m'ennuyer, aucune envie de faire le grille-pain.

 

plage2.jpg

Aujourd'hui c'est différent. j'ai pris mes marques :

 

- nous n'allons jamais à la plage entre 11H00 et 16H00. Cela évite le gros des troupes et les heures "nocives" du soleil.

 

- j'ai un équipement bien spécifique : un scaphandrier maillot de bain une pièce histoire de couvrir un maximum de peau et je regrette le temps des premiers bains de mer où les femmes portaient un costume jusqu'aux genoux.

 

- crème solaire indice max du genre + 100, parasol (indispensable sinon pas de plage et nous avons du découvrir la technique pour le planter dans le sable afin qu'il ne s'envole pas, car là où nous allons, il y a souvent du vent), chapeau (ad libitum parce que sous le parasol en général il y a de l'ombre) et lunettes de soleil sont les autres accessoires.

 

- rester allongée sur le sable en alternance avec appui sur les coudes n'est vraiment plus de mon âge pas bon pour mon dos. Aussi nous avons opté pour des petits sièges pliants au ras du sol ce qui permet d'être assis (et d'étudier facilement ses congénéres en douce, ou même pas d'ailleurs). Mais il faut prendre garde de ne pas trop s'appuyer vers l'arrière sinon on bascule et là franchement, on perd sa superbe...

 

- l'Homme a un attirail impressionnant de gadgets (palmes, masque, tuba, planche, et lunettes de mer) mais je ne m'en sers pas. Si, quand même, j'ai trouvé des lunettes de piscine super étanches qui en plus ne font pas les yeux exorbités de poisson frit  lorsqu'on les enlève. Par contre elles font un air de Rapetou (ou Fantomette pour ceux qui ne connaissent pas) lorsqu'on les porte car elles sont noires, mais on ne peut pas tout avoir. Elles me conviennent très bien, car je peux faire de la brasse coulée (oui je sais nager !) sans avoir besoin d'essui-glace intérieur.

 

fantomette.jpg

Je trouve toujours l'eau trop froide. Ici elle était en moyenne à 21°.

 

Je n'emporte même plus de livres, car mon passe-temps favori consiste à regarder les gens autour de moi. Particulièrement les enfants. Mais aussi les parents et souvent les grands-parents qui les accompagnent, et j'étudie comment tout ce petit monde fonctionne.

 

Cette année, la grande mode des enfants consistait à creuser un grand trou dans le sable, et d'y "enterrer" le frère ou la soeur. Difficile de sortir, j'ai vu des gosses vraiment stressés par ce jeu se mettre à hurler de terreur !

 

à suivre...

 

16.08.2009

32-VDD/ Femmes en lecture

Eh oui, je suis de retour.

On dit que toutes les bonnes choses ont une fin, mais dans mon cas, les choses n'étaient pas bonnes et j'attendais ce retour avec impatience à cause d'un sérieux problème musculaire (dont je parlerai plus tard).

 

Lorsque j'ai préparé ma page "vacances" avant de partir, j'ai cherché une image correspondant à ce temps estival. Je voulais mettre un tableau avec une femme en train de lire, car il est vrai que c'est l'une des activités principale des vacances.

C'est ainsi que j'ai découvert que ce sujet était une vraie mine d'or traité par un grand nombre de peintres. Renoir a été particulièrement inspiré et j'aurais pu faire le diaporama rien qu'avec ses toiles.

Ce n'est pas très long, la musique ( Fauré) illustre bien le calme et la sérénité reflétés dans les tableaux, voici les liseuses en peinture.

 

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