28.10.2008

Les mutants (3)

Le reste de la journée se passa à accueillir les participants qui arrivaient les uns après les autres, et à découvrir le reste de la maison ainsi que le parc attenant.

Nous étions tous très contents de nous retrouver et c'est avec une bonne humeur communicative que nous partageâmes le repas préparé  en commun. Finalement la vétusté de la maison nous amusait plus qu'autre chose et nous avions pris le parti d'en rire à défaut de pouvoir y changer quoi que ce soit.

Après avoir occupé la soirée à l'inspection avide des partitions apportées par chacun, tout le monde gagna sa chambre respective car nous savions que la semaine serait bien remplie et demanderait toute notre énergie.

Ma cothurne et moi firent de même en nous dirigeant sans entrain vers notre chambre, car il fallait bien reconnaître que c'était la chambre la moins "sympathique" de toute la maison. Après une toilette rapide, nous nous couchâmes chacune dans notre lit et  - babillage de filles oblige - nous discutâmes encore un moment avant d'éteindre. C'est moi qui commandais la lumière par la petite lampe (antique ) posée sur la table de chevet à côté du lit. Immédiatement un noir profond envahit la pièce dont l'air s'emplit du chant des grillons du jardin postés sous la fenêtre.

J'étais écrasée de fatigue. La journée avait été riche en émotion sans compter le long voyage en train depuis Paris et la chaleur de l'autorail. Je repensai soudain à mon arrivée et me remémorai la mante religieuse et le mille-pattes géants. Un frisson me parcourut tandis qu'une vague inquiétude commençait à naître au creux de l'estomac, m'empêchant de sombrer dans le sommeil tant attendu. Je n'étais pas tranquille. Puis finalement, comme aucun bruit ne filtrait à part la respiration régulière de la copine endormie, je me calmai et finis par planer dans un demi sommeil.

 

Soudain...un petit bruit me fit reprendre conscience. Il me semblait entendre un très léger gratouillis tout près de moi !

Une décharge électrique n'aurait pas mieux fait : immédiatement mon cerveau qui avait parfaitement capté l'évènement mit tous mes sens en alerte, particulièrement mon ouïe que j'ai déjà fort développée. Les yeux grand ouverts malgré l'obscurité, totalement figée mais le coeur battant, toute mon attention était suspendue au moindre bruit de ce que je n'imaginais déjà que trop bien ! Effectivement, le bruit recommença et je sentis subitement quelque chose passer rapidement dans mes cheveux au sommet du crâne !!

Bien involontairement je poussai un cri d'épouvante et me jetai sur l'interrupteur de la lampe tout en m'asseyant dans le lit, me frottant vigoureusement les cheveux pour ôter ce qui s'y trouvait !

A peine avais-je crié que la copine réveillée en sursaut poussa elle-même un grand cri :

- "ahhhhhhhhhh ! Qu'est-ce qui se passe...???" demanda-t-elle d'un air véritablement effrayé en se redressant d'un bond, debout sur son petit lit de camp, prête à décamper au plus vite.

Complètement paniquée  je répondis :

- " il y a une bête dans le lit ! " en inspectant en même temps le traversin fautif.

Mais rien ! Je ne voyais rien. Il n'y avait pas plus de bête que de dents chez une poule.  Je n'avais  pourtant pas rêvé, j'étais certaine qu'une bête était passée sur ma tête après avoir cheminé sur le traversin.

Un doute m'envahit soudain...

Je soulevai alors doucement le drap sur ma gauche et vis...un gros abdomen noir  avec de grandes pattes s'enfoncer un peu plus sous les draps pour se cacher ! J'eus l'impression que mon coeur dont les battements devinrent extrêmement rapides allait exploser.

Je peux affirmer que de ma vie je ne suis jamais sortie aussi vite d'un lit que cette fois ci !

Toute tremblante debout à côté du lit, je me demandai comment faire pour extirper des draps dans lesquels elle se cachait cette blatte géante (cafard ?)... Par chance nous étions deux et il faudrait bien ça ! C'est ainsi que nous décidâmes que pendant que l'une soulèverait brusquement le drap  - il faut toujours prendre l'ennemi par surprise - et chasserait la bête avec un objet suffisamment long pour ne pas être en contact avec, l'autre écraserait le cafard dès son arrivée sur le sol. Je laissai à la copine le soin d'écraser le cafard.

Ainsi fut dit, ainsi fut fait.

Mais je me demande encore comment je pus remonter dans le lit pour y dormir...

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Commentaires

Bon , je m'en vais bien ouvrir mon lit avant que de m'y coucher ce soir ..... Sait-on jamais ! Froid dans le dos brrrrrrr et beuuuurk !!!
Douce nuit cigale .......

Ecrit par : Débla | 28.10.2008

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Beuuuuuuuuuuuuuuuurk
Quelle maison, les cafards , c'est répugnant , sale , tout ....
je ne sais pas si j'aurais pu rester , en même temps , c'est innofensif
J'aurais peut être eu plus peur des serpents , y'en avait pas ??
des rats , non plus , oh ben ça va ..

Ecrit par : Jeanne | 29.10.2008

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Débla : on peut dire que ça laisse une impression vraiment désagréable de savoir que des bêtes viennent dans le tango sur ta tête la nuit... ;-)

Jeanne : c'est inoffensif mais dès que cela a des pattes et court vite, je suis morte de peur ! Surtout que ces cafards mesuraient dans les 5 cm, c'était les gros noirs, pas les petits jaunes (je crains subitement pour mes requêtes là...)

Ecrit par : Cigale | 29.10.2008

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ce sont des blattes américaines : les américains font toujours tout en plus grand ! Elles peuvent atteindre 10 cm.
On en élevait en cours de sciences-nat au lycée. Le problème est qu'il fallait s'en occuper pendant les vacances. Je m'étais proposée pour accueillir l'aquarium plein de grosses blattes à la maison, mais Maman n'a jamais voulu, tuant ainsi dans l'oeuf ma vocation de biologiste (pas douée sauf pour les dessins : j'avais fait de magnifiques dessins de blattes ainsi que de leurs mues)

Ecrit par : Louise | 29.10.2008

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Quelle horreur!
je déteste ces bestioles, ça se faufile partout, c'est vicieux tiens! (c'est pour tes requêtes aussi ;-))
Je n'aurais pas pu retourner dormir dans le lit...

Ton histoire me rappelle une attaque de chauve souris vécu chez mes parents.
Elle s'était faufilée dans la maison, s'est retrouvée prise au piège dans ma chambre la nuit et tapait contre le mur en bois, grattait la moquette et fonçait sur moi...je suis encore traumatisée ^^

Ecrit par : pivoine | 29.10.2008

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Louise : un aquarium plein de cafards !! Quel horreur !!!!!!!!!!!!!!!!!!

Pivoine : la chauve-souris grattait la moquette ?? C'est pas toi qui fumait la moquette des fois ? ;-)))

Ecrit par : Cigale | 29.10.2008

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Mais comment as-tu fait pour dormir tranquille le reste de la semaine ?!

Ecrit par : sandralou | 29.10.2008

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Tu racontes à la perfection, j'en ai les guiboles qui flageolent...

Je n'aurais pas pu me recoucher !
Bises

Ecrit par : gazelle | 31.10.2008

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Trop drôle !!! je ne peux m'empecher de rire mais ça devait être fort désagréable ....
Moi , une nuit ce fut d'un souffle dont j'ai eu très peur , rien que d'y penser je frissonne . Nuit noire dans cette chambre et un souffle à coté de moi alors que j'étais seule ...

Ecrit par : mamienne | 02.11.2008

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mamienne : un souffle alors qu'il n'y a personne ??? Arghhhhhhhhhh !!!! Moi je détale en pleine nuit (avec une patte de lapin et une gousse d'ail dans mon sac ! )

Ecrit par : Cigale | 03.11.2008

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