23.10.2008
Les mutants (2)
Résumé de l'épisode 1 ici
Les chambres avaient été distribuées d'office avant l'arrivée des participants et c'est ainsi que j'appris que je partagerais la mienne avec la copine venue m'accueillir à la gare.
C'est donc sans attendre qu'elle me conduisit dans ce qui serait notre chambre. Pas difficile à mémoriser, il s'agissait de la dernière porte au bout d'un long couloir partant sur la gauche du hall d'entrée. Ayant à peine poussé la porte de cette pièce je stoppai net sur le seuil et parcouru la chambre d'un coup d'oeil circulaire éprouvant immédiatement une forte impression négative.
La chambre, meublée d'un vieux lit en bois sombre et d'une commode plus ancienne encore dont le marbre était cassé et certaines poignées manquantes, semblait aussi délabrée que le reste de la maison : les tommettes couvrant le sol se trouvaient dans un état lamentable ou absentes, le papier peint pendait en lambeaux à certains endroits, la fenêtre donnant sur le jardin ne laissait guère entrer de lumière à cause de la végétation sur le mur. Je ne parlerai pas de la propreté du lieu, le ménage n'ayant pas du être fait depuis plusieurs mois, pour preuve les toiles d'araignées pendant en guirlandes fournies ici et là.
J'étais consternée !
Dans un angle sur la droite se trouvait une porte vitrée dont j'appris qu'elle donnait accès - en descendant quelques marches d'un escalier précaire en bois - à la salle de bains desservant les chambres du couloir. Lorsque je dis salle de bains comprenons bien : il s'agissait en réalité d'une grande pièce servant au propriétaire d'atelier à tout faire dans laquelle il avait installé une cabine de douche ainsi que des toilettes cachées par... un paravent ! Hormis le fait que les hôtes devaient traverser notre chambre pour aller faire leurs ablutions, devrais-je préciser que la porte vitrée de la chambre n'avait ni rideaux ni clé et que l'entrée de l'atelier par le jardin n'en avait guère plus... ?
De mon inspection rapide des lieux, j'avais eu le temps de remarquer un petit lit de camp, assez bas, placé à côté du lit principal. Restait à savoir laquelle de nous deux occuperait le petit lit de camp... Devant mon air renfrogné, la copine qui était brave me laissa royalement le lit et alla même jusqu'à m'aider à le faire (des draps propres - miracle ! - étaient posés dessus). Élégamment, je lui cédai l'oreiller et me résignai à prendre le traversin que je supporte difficilement, mais bon...
Très mauvais choix, je n'allais pas tarder à m'en apercevoir...
suite et fin au prochain épisode...
13:30 Publié dans La vie des bêtes | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note | Tags : blog, insectes, château, ruines, sud ouest





Commentaires
oh la la !!!!!!!!!!!!
le suspens monte , le lit s'est effondré quand tu t'es couchée et tu as traversé la plancher et tu t'es retrouvée dans un nid d'insectes mutants couverte de toiles d'araignées ???
c'était l'Halloween ??
Ecrit par : Jeanne | 23.10.2008
Répondre à ce commentairequel suspens! Et il y a encore une suite grrrrrrrrrrrr!
Moi les toilettes comme ça je ne pourrais pas, ça me bloquerait ;-)
on va tout savoir ce week end pour les mutants et la robe?
Ecrit par : pivoine | 23.10.2008
Répondre à ce commentaireSi j'avais vraiment vraiment été obligée de dormir dans cet endroit j'aurais essayé de dénicher dans une des voitures des musiciens une bâche , un truc en plastique que j'aurais mis comme alèse pour ne pas être en contact avec le lit pis je me serai recroquevillée dessus avec ma tête enveloppée dans un pull .
Mieux , j'aurais été voir le musicien qui a le plus gros instrument pour qu'il me prête son étui pour ... dormir dedans . Je peux rentrer dans un étui de contrebasse !
Pour faire pipi j'aurais choisi les plantations , pis pour le caca je crois que l'ambiance m'aurait bien constipée de toute façon !
Et je me serais lavée au jet dehors aussi , tu as dit que cela se passait en été , ou bien je ne me serais pas lavée du tout !
Ecrit par : sandralou | 23.10.2008
Répondre à ce commentaireLe coup du lit, j'en étais sûre ! Je redoute le pire... ouh lala ! Quel manoir hanté, ce truc !
Ecrit par : gazelle | 23.10.2008
Répondre à ce commentaireJeanne : hihihi trop forte ! Je t'embaucherai pour le prochain scénario. Mais là, ce n'est pas tout à fait ça.
Pivoine : oui vous saurez tout tout tout sur la robe et les mutants ce week-end ! :-)
sandralou : pas de contrebassiste dans le groupe alors pour l'étui c'était râpé ! Pour le paravent, comme nous ne sommes pas sans ressources surtout dans ce genre d'urgence, nous avions créé une pancarte punaisée sur le bois du paravent avec " libre" ou "occupé" à tourner selon (comme pour les chambres d'hôtel).
Inutile de dire qu'il n'y avait pas de pile de magasines à coté de la cuvette ! ;-)
gazelle : heureusement, les fantômes n'étaient pas au rendez-vous et c'est tant mieux, on avait déjà notre compte de frayeurs !
Ecrit par : Cigale | 24.10.2008
Répondre à ce commentairedis-moi, tu es en pleine préparation d'Halloween là, Cigale, hein ? Quand donc le cauchemar va-t-il s'arrêter ?
Les toilettes derrière un paravent et pas de rideaux aux fenêtres de la salle de bain ? mal de ventre assuré pour moi !
Ecrit par : Louise | 24.10.2008
Répondre à ce commentaireBen alors, personne n'a voyagé dans ça jeunesse par ici, ... :-) :-), Paraît que ça forme ... ;-)))
Ecrit par : Quidam LAMBDA | 24.10.2008
Répondre à ce commentaireLouise : oui et personnellement je n'étais jamais tranquille "au petit coin" mais je crois que les autres non plus !
Quidam : si si ! Mais même en randonnée (par exemple) je m'isole pour faire pipi (désolée) et suis prête à m'égratigner les f...sses afin d'être bien planquée pour le cas où un VTT surgirait de nulle part à toute vitesse :-D
Ecrit par : Cigale | 24.10.2008
Répondre à ce commentaireEcrire un commentaire